DIRECT. "Mardi noir" dans les lycées : 450 lycées sont perturbés dont 60 sont totalement bloqués

Les lycéens entament leur deuxième semaine de manifestations pour dénoncer des mesures gouvernementales.

Les lycéens manifestent place Saint-Michel à Paris, le 11 décembre 2018.
Les lycéens manifestent place Saint-Michel à Paris, le 11 décembre 2018. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les lycéens haussent le ton. Le syndicat Union nationale lycéenne (UNL) a appelé à un "mardi noir" pour la journée du 11 décembre. Des blocages sont organisés un peu partout en France pour dénoncer des mesures gouvernementales, dont la réforme du bac, du système d'accès à l'enseignement supérieur et du service national universel.

"Lycéennes, lycéens, continuons la mobilisation !" a écrit le président du syndicat, Louis Boyard, la veille, après l'allocution d'Emmanuel Macron. Environ 170 établissements étaient "perturbés" mardi matin, selon le ministère de l'Education

Des rassemblements dans toute la France. Les cortèges comptaient plusieurs centaines de jeunes à Paris et en région : un gros millier de manifestants dans la capitale, même nombre à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, 300 à Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Montpellier, Mérignac etc, selon les chiffres de la police. Peu d'incidents ont été signalés.

Des actes de violence. Ces blocages, parfois marqués par de vives tensions (caillassages, voitures renversées...), inquiètent les responsables d'établissements. "Les actes de violence se multiplient devant ou à proximité des établissements, liés directement aux mouvements de lycéens ou en marge de ceux-ci", déplore le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissement.

"Arrêter de frapper la jeunesse." "On a le sentiment que le gouvernement a pris peur (...), cette peur s'est manifestée en répression", a déclaré Louis Boyard, à la tête du syndicat lycéen UNL. Quatre organisations ont demandé mardi au gouvernement d'"arrêter de frapper la jeunesse"Pour Carlos Lopez, sdu Syndicat national des personnels de l'éducation et du social (SNPES-FSU), il y a une "stratégie gouvernementale d'écraser le mouvement lycéen".

Un lycéen porte plainte contre la police. Un jeune homme, gravement blessé à l'œil, a porté plainte avec ses parents contre la police pour "violences volontaires", a indiqué l'avocat de la famille à l'AFP, mardi 11 décembre, confirmant une information du Progrès.

Des parents d'élèves inquiets. La FCPE, première fédération de parents d'élèves, rapporte la crainte de ces derniers face aux "feux de poubelle mais surtout face à l'usage disproportionné de la force par la police". "Nous demandons aux parents d'aller sur les manifestations des élèves, non pas pour leur dire ce qu'il faut faire, mais pour les encadrer et les protéger", indique ainsi Rodrigo Arenas, coprésident de la fédération.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #LYCEES_FACS

18h57 : Le Syndicat général des lycéens (SGL) appelle les professeurs à se mettre en grève. "Il faut que les profs prennent leur responsabilité et on attend avec impatience leurs préavis de grève", a lancé sur franceinfo Nabil Hedar, porte-parole du SGL.

17h45 : Le chiffre était le même hier, mais le ministère signale qu'il y a eu moins de violences et de casse aujourd'hui. La situation est aussi tendue à Boulogne (Hauts-de-Seine) au lycée Jacques-Prévert. Des feux de poubelles ont été allumés et ont entraîné l'intervention des pompiers et des CRS.

17h38 : 450 lycées sont perturbés ce mardi après-midi en France, selon les derniers chiffres du ministère de l'Education nationale. Parmi eux, 60 sont totalement bloqués.

15h47 : Des manifestations ont aussi lieu à Nantes ou à Toulouse, où des professeurs défilent aux côtés des lycéens.

15h42 : Les lycéens parisiens sont encerclés par les CRS sur une place du 7e arrondissement de Paris. Notre journaliste Auriane Guerithault est sur place.

14h46 : Les CRS bloquent en ce moment les lycéens qui défilent dans les rues de Paris, selon notre journaliste sur place, Auriane Guerithault.

13h44 : Bonjour à toute l’équipe,Un sondage publié hier soir ne disait-il pas le contraire ?

13h43 : Notre journaliste Auriane Guerithault suit en ce moment les lycéens qui défilent dans les rues de Paris. Le cortège s'est agenouillé, les mains sur la tête, en soutien aux jeunes de Mantes-la-Jolie qui ont été arrêtés jeudi dernier.

13h33 : Que s'est-il passé lors de la manifestation des lycéens, jeudi dernier, à Lyon ? Un jeune homme, gravement blessé à l'œil, a porté plainte contre la police pour "violences volontaires", a annoncé son avocat. L'adolescent de 15 ans "risque à 90% de perdre son œil gauche", selon lui.




(JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

11h25 : Une vidéo tournée à Toulouse circule sur les réseaux sociaux : on y voit un jeune homme frappé dans le dos par un policier. Mais le procureur de la République de la ville rappelle que ces images ne permettent pas de saisir le contexte des faits. France 3 Occitanie vous en dit plus.

10h45 : Rennes, Châteauroux, Reims, Amiens, Paris, Montpellier... Dans cet article, nous faisons le point, région par région, sur la mobilisation des lycéens contre la réforme des lycées et la plateforme Parcoursup.

10h18 : 170 lycées sont perturbés ce matin, dont une soixantaine bloqués, selon un premier comptage national du ministère de l'Education nationale. Hier, le mouvement avait pris de l'ampleur au cours de la journée, avec 450 établissements perturbés, selon un décompte officiel en fin de journée.

10h15 : Le mouvement des lycéens se poursuit partout en France. L'UNL-SD a appelé à un "mardi noir".

08h29 : Le syndicat lycéen UNL-SD qui appelle aujourd'hui à un "mardi noir" annonce "plusieurs centaines de lycées mobilisés".

08h16 : Abrogation de Parcoursup, le système d'accès dans les études supérieures entré en vigueur en 2018, suppression de la réforme du bac... Quelles sont les revendications des lycéens qui bloquent aujourd'hui leurs établissements ? Eléments de réponse avec notre journaliste Auriane Guerithault.

07h20 : Plusieurs organisations lycéennes appellent à un "mardi noir" pour protester contre la réforme du bac et Parcoursup. A Paris, les blocages commencent devant les établissements, comme ont pu le constater nos reporters.