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Vidéo Réforme de la SNCF : "Mieux vaut trois semaines de grève que trente ans de privatisation", lancent des cheminots

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Réforme de la SNCF
FRANCE 2
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France Télévisions

Alors que le gouvernement souhaite légiférer par ordonnances, franceinfo donne la parole à quatre cheminots.

Les cheminots sont déterminés. Alors que le projet de loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnances pour accélérer la réforme de la SNCF a été présenté mercredi 14 mars, les syndicats se mobilisent et se préparent à un bras de fer avec l'exécutif. "Ils veulent tout remettre à plat, justifie Fabien Villedieu, conducteur de train et délégué Sud Rail. A commencer par les retraites, à commencer par le statut, à commencer par toutes nos conditions de travail." Quatre cheminots donnent leur impression sur cette réforme. Et pour eux, "mieux vaut trois semaines de grève que 30 ans de privatisation".

On nous dit : 'Oui la SNCF, ce n’est pas ‘Germinal’.' OK, ce n’est pas 'Germinal', mais ce n’est pas le Club Med.

Fabien Villedieu

à franceinfo

"Je suis rentré à la SNCF parce qu’il y avait un contrat social, parce que je pouvais construire un avenir avec ma femme, me projeter, faire des enfants, peut-être faire un petit crédit sur des années en ayant la garantie d’un salaire", raconte Renald Szpitalnik, contrôleur et adhérent de Sud Rail. Or, le projet de réforme prévoit de revenir sur les avantages liés au statut de cheminot.

"On aurait préféré qu’il y ait plus de dialogue"

Pour ces cheminots, cette réforme ouvre aussi la porte à une privatisation de la SNCF qui pourrait avoir des effets néfastes. "Aujourd’hui, l’exemple concret, en France, de la libéralisation et de l’ouverture à la concurrence, c'est les trains de marchandises. C'est un échec : le trafic a été divisé par deux", explique Fabien Villedieu, conducteur de train et délégué Sud Rail.

Sur la forme aussi, le projet coince. "On aurait préféré qu’il y ait plus de dialogue, qu’on puisse au moins présenter vraiment la réalité de ce qu’on vit sur le terrain, qu’on soit réellement entendu, au lieu que les décisions soient prises de manière unilatérale", regrette Frédéric Yussuf Agbo, agent équipe mobile de ligne, délégué Sud Rail.

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