Un appel pour inciter les restaurateurs à rouvrir leurs établissements le 1er févier

C'est un mouvement qui inquiète les autorités. Certains restaurateurs appellent désormais à la désobéissance civile et à rouvrir leurs établissements en dépit de l'interdiction. La profession est divisée.

Pour une partie des exploitants, les restrictions imposées par le gouvernement, sont de plus en plus insupportables économiquement. Certains restaurateurs sont à bout, comme Stéphane Turillon installé à Cusance dans le Doubs. Ce professionnel appelle ses collèges à rouvrir leurs établissements le 1er février prochain.

Stéphane Turillon a lancé son appel sur les réseaux sociaux le 4 janvier. Un message très vite relayé. Le restaurateur reçoit de nombreux messages de soutien de l'ensemble du pays. Plusieurs groupes Facebook ont été créés. Ils rassemblent des milliers de personnes. 

Les restaurateurs divisés

Cet appel semble faire écho auprès du grand public mais il divise les professionnels du secteur. Pour l'heure, seule une poignée a décidé de le suivre, comme Jonathan Debry. Ce restaurateur de Douai a convié ses clients à partager une soupe et un sandwich sur le trottoir. "On veut montrer à tout le monde qu'on est là, sur le domaine public, que tout le monde nous voit ".

Pour d'autres, le jeu n'en vaut pas la chandelle. "On veut pas mettre en péril notre restaurant pour un seul service", confie Janot Kiss, restaurateur à Toulon. Car la sanction peut être lourde pour ceux qui braveraient la loi. Outre une très grosse amende et la suppression des aides financières de l'État, l'établissement peut aussi faire l'objet d'une fermeture administrative immédiate.

(FRANCE 3)