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Vidéo Crise des éleveurs : pourquoi les industriels refusent d'acheter le porc au prix voulu par le gouvernement

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Filière porcine : nouveau chapitre dans la crise
FRANCE 2
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France Télévisions

Les deux plus gros acteurs de la filière ont décidé de ne pas acheter de porc français, au prix pas assez compétitif par rapport la viande de nos voisins européens.

Les industriels du porc ont lancé un nouveau bras de fer, lundi 10 août, en se retirant du marché de Plérin (Côtes-d'Armor), où est fixé deux fois par semaine le prix au kilo de référence pour la vente de viande de porc. Ils trouvent que le prix de 1,40 euros, voulu par le gouvernement pour aider les éleveurs en difficulté, est trop élevé. Lundi, la cotation n'a pas pû avoir lieu, mais le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est monté au créneau, mardi, assurant que "tout serait mis en œuvre" pour résoudre cette crise.

Des prix moins élevés en Allemagne

Les deux auteurs de ce boycott, Bigard/Socopa et Cooperl, sont les deux plus grands transformateurs de viande en France : à eux deux, ils représentent 42% du marché français. Ils jugent trop cher le prix de base au kilo voulu par le gouvernement. Depuis la dernière crise de porc en juin, le prix de base au kilo a été petit à petit relevé à 1,40 euro. À ce prix, il faut aussi ajouter une plus-value de 15 centimes pour la qualité et la traçabilité. Résultat, jeudi dernier les éleveurs français étaient réellement payés 1,55 euro le kilo

"Le prix de ces dernières semaines est un prix politique donc le marché n'était plus un marché réel, il était complètement déconnecté du contexte européen", estime Patrice Drillet, président de la Cooperl. La viande de porc est en effet moins coûteuse chez nos voisins : dans le même temps, les prix ont chuté à 1,32 euro en Allemagne.

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