"Gilets jaunes" : un appel au chef de l’État

Édouard Philippe a rencontré une délégation des "gilets jaunes" libres vendredi 7 décembre. Tous appelaient à une colère constructive et étaient venus avec une liste de doléances. Mathilde Gracia fait le point.

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Ils avaient rendez-vous vers 20h avec Edouard Philippe. Sept représentants des "gilets jaunes" sont sortis après une heure et demie de discussions avec le Premier ministre. S’ils estiment avoir été entendus, ils veulent désormais que leurs revendications soient transmises au chef de l’État, Emmanuel Macron. Tous étaient venus avec un état d’esprit ouvert, appelant par ailleurs à ne pas manifester à Paris et surtout à éviter les violences.

Des mesures concrètes

Désormais, les "gilets jaunes" attendent des mesures concrètes et ont indiqué que la balle était dans le camp du gouvernement.
Ils ont réagi à la sortie de leur entrevue. "Le Premier ministre a bien pris conscience que le danger était là et que les Français étaient en colère. Il doit transmettre au président qui n’a pas voulu descendre dans l’arène du peuple" a témoigné l’un d’entre eux. "Tout ne va pas se négocier en deux jours, après il va falloir se mettre autour de la table. Aujourd’hui, nous ne voulons pas une révolution, mais une évolution de la société", a exprimé un autre.

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Emmanuel Macron, le 1er décembre 2018, à Buenos Aires (Argentine).
Emmanuel Macron, le 1er décembre 2018, à Buenos Aires (Argentine). (LUDOVIC MARIN / AFP)