L'Académie de médecine enquête en douce sur la PMA et la GPA

Selon "Le Figaro", un questionnaire a été envoyé aux gynécologues pour recueillir leur expérience concernant la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui. 

Selon \"Le Figaro\", un questionnaire a été envoyé mi-juillet 2013 aux gynécologues pour recueillir leur expérience concernant la PMA et la GPA.
Selon "Le Figaro", un questionnaire a été envoyé mi-juillet 2013 aux gynécologues pour recueillir leur expérience concernant la PMA et la GPA. (CULTURA CREATIVE / AFP )

D'un côté, le Comité consultatif national d'éthique qui doit organiser en 2014 un grand débat sur les question de la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA). De l'autre, une "enquête confidentielle", révélée mercredi 24 juillet par Le Figaro, menée notamment pour le compte de l'Académie de médecine et le Collège national des gynécologues-obstétriciens français. Selon le quotidien, ce questionnaire confidentiel envoyé aux praticiens s'inscrit dans le cadre d'un "groupe de réflexion sur l'ouverture éventuelle de la PMA et de la GPA à des indications non médicales", comme pour les couples homosexuels

Le document, accompagné d'une lettre signée par deux professeurs spécialistes de la PMA, "porte sur le nombre de 'couples homosexuels souhaitant devenir parents' reçus en 2011 et en 2012 et les 'types de demande' (PMA ou GPA, en France ou à l'étranger)", détaille Le Figaro. Il se termine par les questions : "Pensez-vous que la PMA devrait être accessible aux couples homosexuels en France ? Si oui, devrait-elle être prise en charge par les caisses d'assurance maladie ?"

"On nous demande carrément si on transgresse la loi"

Un gynécologue obstétricien, qui a contacté le quotidien, se dit scandalisé par cette démarche : "On nous demande carrément si on transgresse la loi ! Et si on est pour la PMA et la GPA pour les homosexuels ! Tout cela émanant d'une haute instance morale qui a pour vocation de conseiller le gouvernement…" Le ministère de la Santé affirme au Figaro ne pas avoir été associé à cette initiative.

Sur ce terrain, l'exécutif joue la prudence après le débat houleux autour de l'adoption du mariage pour les couples de même sexe. Et le sujet ne devrait pas être remis sur la table avant le printemps 2014, date à laquelle le Comité consultatif national d'éthique a reporté les états généraux sur la question de l'assistance médicale à la procréation.