Policiers en colère : des mesures mises en place pour assurer la sécurité de la profession

Une deuxième manifestation a eu lieu ce mercredi 19 octobre et une autre est prévue le 27 octobre prochain. Le mouvement a largement dépassé le cadre de la région parisienne. Le gouvernement tente d'apaiser la colère des policiers en lançant une grande concertation pour recueillir leurs doléances.

FRANCE 3

Sifflets à la sortie du directeur de la police nationale du commissariat d'Évry (Essonne) Jean-Marc Falcone. Venu appeler à l'apaisement, l'opération de Jean-Marc Falcone est un échec. Ces troupes ne lui pardonnent pas d'avoir menacé leurs collègues de sanctions après avoir manifesté.

Les syndicats reçus place Beauvau

Les syndicats de policiers ont été reçus en urgence cet après-midi à leur ministère de tutelle. Parmi les mesures, le lancement d'une grande concertation dès lundi 24 octobre menée pas tous les préfets de France, pour recueillir les doléances des policiers. Une sorte de Grenelle de la sécurité. Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, les résultats de cette concertation devraient être traduits en actes dès le mois de décembre. Les syndicats essaient ce soir de reprendre la main : "le mouvement se propage dans plusieurs grandes villes de France. Ce mercredi soir, les villes de Marseille, Calais, Nice ou encore Clermont-Ferrand, appellent à descendre dans la rue", relate Nathalie Perez en direct du ministère de l’Intérieur à Paris.

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Des policiers manifestent devant l\'hôpital Saint-Louis, à Paris, le 19 octobre 2016.
Des policiers manifestent devant l'hôpital Saint-Louis, à Paris, le 19 octobre 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)