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Vidéo Tibhirine : "On aura la vérité... Uniquement si personne ne lâche !"

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France Télévisions

Le juge Marc Trévidic est en charge jusqu'en septembre de l'enquête sur l'assassinat en 1996 des sept moines français du monastère de Tibhirine. Il a fait pratiquer sur place une autopsie de la tête des trappistes. Alger a refusé que les analyses soient emportées à Paris. Extrait de "13h15 le samedi" du 15 août.

"Il y a eu l'exhumation des têtes, la recherche de tous les restes dans les cercueils, l'observation, les radiographies, les prélèvements, les analyses microscopiques...", détaille le juge antiterroriste Marc Trévidic, en charge de l'enquête sur l'enlèvement et l'assassinat, en 1996, des sept moines français du monastère de Tibhirine.

Ces actes ont pu être pratiqués en Algérie en octobre dernier, après trois années d'attente, de contretemps et autres reports à répétition... Au bout du compte, Alger a mis son veto au départ vers la France de ces analyses. "Les prélèvements sont à Alger et on se demande ce qu'ils vont devenir", constate le juge, bien résolu à faire la lumière sur cet assassinat collectif revendiqué par le Groupe islamiste armé (GIA) près de deux mois après l'enlèvement des religieux.

Les éléments scientifiques bloqués en Algérie

Les spécialistes mandatés par Marc Trévidic constatent in situ que la version officielle ne semble pas correspondre à ce qui se serait passé. Les moines auraient en effet été tués plusieurs semaines avant la date donnée par le GIA. Le communiqué de l'organisation islamiste, dont beaucoup s'accordent à dire qu'elle était contrôlée par les services secrets algériens, serait donc un faux...

Seuls les scellés bloqués en Algérie permettraient d'envisager de résoudre un jour l'énigme de la mort des moines de Tibhirine. "Je suis persuadé qu'on aura un jour ou l'autre la vérité sur ce dossier", affirme Marc Trévidic, qui devra quitter sa fonction en septembre 2015 à cause d’une loi empêchant les juges spécialisés de rester en poste plus de dix ans. Il ajoute, comme s'il voulait encourager ses successeurs : "Ça peut arriver... J'en ai vraiment la conviction... Uniquement si personne ne lâche ! En fait, c'est ça le problème..."

> Autres temps forts :
- Tibhirine : "Qui a tué les sept moines ?" (bande-annonce)
- Tibhirine : "Les moines étaient aux mains de quelqu'un qui ne voulait pas les tuer"
- Tibhirine : "On va te faire comme Djebbar M'henna a fait aux moines"

> Ces vidéos sont extraites du document "Moines de Tibhirine, sept morts sur ordonnance" diffusé dans 13h15 le samedi du 15 août 2015, magazine d'information présenté par Jean-Baptiste Marteau sur France 2

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