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Réforme pénale : Christiane Taubira se défend de tout "laxisme"

Dans un long entretien avec les lecteurs du "Parisien", la garde des Sceaux défend son projet, qui doit désormais être examiné par les députés.

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France Télévisions
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La ministre de la Justice, Christiane Taubira, participe à un meeting de campagne du Parti socialiste pour les élections européennes à Lyon (Rhône), le 23 mai 2014. (JEFF PACHOUD / AFP)

"En quoi suis-je laxiste ?", s'interroge la ministre. A la veille du début de l'examen du texte à l'Assemblée nationale, Christiane Taubira défend son projet de réforme pénale, très contesté par la droite, dans un long entretien avec les lecteurs du Parisien, lundi 2 juin.

"Dès que survient un drame ou un fait divers, c'est de ma faute, regrette la garde des Sceaux. Nous travaillons avec les lois et des procédures adoptées sous le précédent quinquennat. Et on m'accuse de vider les prisons, alors qu'on vient de battre deux fois des records de surpopulation carcérale."

"Toute faute mérite d'être sanctionnée"

Dans cette interview, Christiane Taubira revient sur les principales mesures de sa réforme pénale. Le texte supprime les peines planchers pour les récidivistes créées sous Nicolas Sarkozy et met en place une "contrainte pénale", qui doit se substituer à l'incarcération en imposant des obligations aux condamnés. Un dispositif qui provoque la controverse.

"Toute faute mérite d'être sanctionnée, martèle la ministre de la Justice. La contrainte pénale permettra d'exécuter immédiatement la peine. Et je peux vous dire que les interdictions et obligations comprises dans la contrainte pénale ne feront pas plaisir aux condamnés."

L'alternative à la prison

Pour défendre les alternatives à la prison, Christiane Taubira évoque l'exemple de la "petite délinquance". "Est-ce efficace de mettre en prison quelqu'un deux ou trois mois dans une maison d'arrêt surpeuplée ?, demande-t-elle. Peut-être que le quartier sera plus tranquille. Mais une fois libéré, il rentrera dans son quartier. Et là, que va-t-il se passer ?" La réforme pénale n'est pas "son" texte, conclut-elle, mais "un engagement du président de la République".

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