Plusieurs milliers de manifestants se mobilisent en France pour la défense du droit à l'avortement

Des cortèges se sont élancés de Paris, Lyon, Bordeaux ou encore Toulouse pour lutter contre les "grosses remises en question du droit à l'avortement".

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Une manifestante pour le droit à l'avortement tient un panneau "A nos sœurs devant avorter clandestinement" à Paris, le 28 septembre 2022. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Des manifestations ont eu lieu mercredi 28 septembre un peu partout en France pour défendre le droit à l'avortement, à l'heure où il est remis en question dans plusieurs pays, ont constaté des journalistes de l'AFP. "On sent en ce moment qu'il y a de grosses remises en question du droit à l'avortement, cela fait peur, c'est important de montrer qu'il y a une mobilisation en faveur de ce droit", a expliqué Sara Chollet, 25 ans, doctorante en droit, qui participait à la manifestation parisienne, organisée à l'occasion de la journée internationale pour le droit à l'avortement.

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Parti de la place de la Bastille vers 18h30 en direction du Jeu de Paume à l'appel du collectif "Avortement en Europe, les femmes décident", le cortège parisien comptait environ un millier de personnes, tandis que plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés à Lyon, Toulouse et Bordeaux, selon des journalistes de l'AFP sur place.

"IVG légale = droit vital"

Les manifestants, en majorité des femmes de tous âges, scandaient des slogans comme "mon corps, c'est moi et je décide" à Paris, "y en a assez, assez, assez de cette société qui menace sans arrêt le droit à l'IVG" à Lyon, ou encore "l'IVG est un droit, on ne nous l'enlèvera pas" à Toulouse. Des pancartes montrant un cintre avec l'inscription "plus jamais ça" ou "IVG légale = droit vital" étaient visibles dans le cortège parisien, qui était accompagné d'un clitoris géant juché sur un camion.

Depuis la décision de la Cour suprême des Etats-Unis en juin de révoquer un arrêt garantissant le droit à l'avortement, de nombreux Etats américains ont fortement restreint ce droit. En Hongrie, un récent décret oblige les femmes à écouter le rythme cardiaque du foetus avant d'avorter.

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