Révocation du droit constitutionnel à l'IVG aux Etats-Unis : les dirigeants étrangers dénoncent une décision "horrible" et "un jour sombre"

La très conservatrice Cour suprême des Etats-Unis a enterré vendredi un arrêt qui, depuis près d'un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n'avait jamais été accepté par la droite religieuse.

Une foule manifestant devant la Cour suprême des Etats-Unis, à Washington DC, le 24 juin 2022.
Une foule manifestant devant la Cour suprême des Etats-Unis, à Washington DC, le 24 juin 2022. (BRANDON BELL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les réactions de dirigeants internationaux s'enchaînent. Après la décision de la Cour suprême des Etats-Unis, qui a dynamité, vendredi 24 juin, le droit constitutionnel à l'avortement dans le pays, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a déploré sur Twitter une nouvelle "horrible". Son homologue française Elisabeth Borne a quant à elle regretté "un jour sombre pour les droits des femmes", tandis qu'Emmanuel Macron a qualifié l'avortement de "droit fondamental pour toutes les femmes" et affirmé qu'"il fa[llai]t le protéger". Le Premier ministre belge Alexander de Croo s'est dit "très inquiet", ajoutant qu'"interdire l'avortement ne conduit jamais à une baisse de leur nombre, seulement à des avortements plus dangereux". Ce direct est désormais terminé.

Joe Biden déplore "une erreur tragique". "Il est très clair que la santé et la vie des femmes de cette nation sont menacées", a déclaré le président américain, qui a regretté "un triste jour pour la Cour et pour le pays" et une décision qui "fait revenir l'Amérique 150 ans en arrière". Le démocrate de 79 ans, fervent catholique, a également mis en avant la menace que représentait ce jugement pour d'autres droits, comme le droit à la contraception.

Joe Biden avait déjà promis d'agir par décret pour protéger l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), mais sa marge de manœuvre en la matière est très mince. Il a donc appelé les électeurs à manifester "pacifiquement" et à réclamer ce droit "dans les urnes" lors des élections législatives de novembre, pour obtenir une majorité favorable à l'adoption d'une "loi fédérale" et garantir le droit à l'avortement au niveau national.

"C'est la volonté de Dieu", déclare Donald Trump. L'ex-président des Etats-Unis, qui a nommé trois des juges suprêmes ayant approuvé la suppression du droit constitutionnel à l'avortement, a déclaré sur Fox News que la décision répondait à "la volonté de Dieu". La décision "suit la Constitution", et "ramène [le choix d'autoriser l'avortement] au niveau des Etats, ce qui aurait toujours dû être le cas", a ajouté l'homme d'affaires.

Les Etats de Californie, de l'Oregon et de Washington s'engagent ensemble à défendre le droit à l'avortement. Les trois Etats progressistes de la côte ouest des Etats-Unis ont publié "un engagement pour défendre l'accès aux soins de santé reproductive, y compris l'avortement et les contraceptifs, et se sont engagés à protéger patientes et médecins contre les tentatives d'autres Etats d'exporter leur interdiction de l'avortement vers nos Etats", selon un communiqué.

Le Missouri, "premier" Etat à interdire l'avortement. Le procureur général du Missouri a annoncé que cet Etat conservateur du centre des Etats-Unis est devenu le "premier" à interdire les interruptions volontaires de grossesse dans la foulée de la décision de la Cour suprême. "C'est un jour monumental pour le caractère sacré de la vie", a déclaré Eric Schmitt. Cet Etat ne disposait plus que d'une clinique permettant une telle opération.

"Une nouvelle arène s'ouvre" selon Mike Pence. "En renvoyant la question de l'avortement aux Etats et au peuple, la Cour suprême a réparé une erreur historique", s'est félicité sur Twitter l'ancien vice-président Mike Pence, ancien bras droit de Donald Trump à la Maison Blanche. Maintenant que le célèbre arrêt qui garantissait ce droit depuis près de cinquante ans au niveau fédéral a été "jeté aux oubliettes de l'Histoire, une nouvelle arène s'ouvre", a ajouté ce républicain.

Les "libertés fondamentales attaquées" pour Barack Obama. "Aujourd'hui, la Cour suprême a non seulement renversé près de cinquante ans de précédent historique, elle laisse également au bon vouloir des politiciens et idéologues la décision la plus personnelle qui soit", a déclaré l'ancien président démocrate Barack Obama sur Twitter, accusant la haute juridiction d'avoir "attaqué les libertés fondamentales de millions d'Américaines".

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23h54 : "La réalité, c'est que pour la moitié des Américaines, l'avortement va être quasiment ou complètement interdit, et les femmes vont continuer à avorter dans les situations où elles jugeront qu'elles n'ont pas le choix. C'est vieux comme l'histoire du monde et comme l'histoire des femmes ce qui va se passer."

Que peut faire le président américain Joe Biden pour tenter d'annuler la décision de la Cour suprême revenant sur le droit à l'avortement ? "On pourrait imaginer qu'une loi fédérale instituant le droit à l'avortement pour toutes les Américaines puisse passer par-dessus cet arrêt de la Cour suprême", explique à franceinfo l'historienne Nicole Bacharan, spécialiste des Etats-Unis. "Mais cela voudrait dire une très forte majorité au Congrès, notamment au Sénat, avec au moins 60 sénateurs. Et non seulement Joe Biden n'a pas cette majorité aujourd'hui, mais il paraît tout à fait invraisemblable qu'il l'ait d'ici le mois de novembre, quand on aura de nouveau des législatives."

23h00 : Même avant la remise en cause du droit à l’avortement par la Cour suprême, certains États appliquaient des lois très restrictives, empêchant certaines femmes d'avoir recours à l'IVG. C'est le cas dans l'Alabama, ou France 2 a rencontré une gynécologue qui accompagne les femmes dans cette épreuve et se bat pour l'accès à l'avortement.

22h54 : Bonsoir . Je n'ai pas vu à cette heure de réaction de la part de Marine Le Pen à l'annonce de la décision de la Cour suprême des Etats-Unis. La députée du Rassemblement nationale a souvent été interrogé sur la question de l'avortement : "Jamais de ma vie je n'ai souhaité qu'il y ait un recul sur la possibilité pour les femmes de recourir à l'IVG", déclarait-elle en mars dernier, face à Brut. En revanche, l'ancienne finaliste à l'élection présidentielle était alors défavorable à l'allongement de 12 à 14 semaines de la durée de l'interruption volontaire de grossesse.

22h53 : Bonsoir FI, j'ai vu les réactions des principaux partis et hommes/femmes politiques français.es, mais rien du RN ou de Le Pen : savez-vous quelle est sa réaction ?

22h43 : "Pendant près de 50 ans, les femmes on eu le droit de prendre des décisions concernant leur propre corps. Ce droit nous a été volé. Et bien que nous soyons dévastées par cette injustice, nous ne nous tairons pas", a réagi la Première dame des Etats-Unis, Jill Biden, dans un tweet, à la suite de la révocation du droit constitutionnel à l'avortement outre-Atlantique.

22h11 : Voici un nouveau point sur l'actualité de ce vendredi soir :

La Cour suprême des Etats-Unis révoque le droit constitutionnel à l'avortement, laissant chaque Etat américain libre de l'interdire. Le Missouri a annoncé être le "premier" Etat à interdire l'avortement après cette décision, tandis que le président Joe Biden a dénoncé "une erreur tragique". Suivez notre direct.

Ils veulent une hausse des salaires pour mieux faire face à l'inflation. Les syndicats de la SNCF ont appelé aujourd'hui les cheminots à se mettre en grève le mercredi 6 juillet.

Le parquet d'Evry a récemment ouvert plusieurs enquêtes pour viol dans de grandes écoles situées sur le plateau de Saclay - CentraleSupélec, l'Ecole Normale Supérieure (ENS), Polytechnique et l'Institut d'Optique -, en Essonne, après avoir reçu "plusieurs plaintes", a déclaré à l'AFP la procureure, Caroline Nisand.

Montpellier mène largement à la mi-temps de la finale du Top 14 devant Castres (23-3), au Stade de France. Les Héraultais ont pris le dessus après quelques minutes de jeu et ont su profiter de chaque erreur tarnaise pour creuser l'écart face à une formation de Castres méconnaissable, à qui rien n'a réussi dans cette première période. Suivez notre direct.

21h31 : Choisir d’interrompre sa grossesse est un droit fondamental et intime qui appartient à chaque femme. La décision de la Cour Suprême des Etats-Unis, abrogeant 50 ans après son arrêt Roe/Wade, marque une regression inquiétante et choquante des libertés! https://t.co/uvMhAwHqEh

21h30 : La Cour suprême révoque le droit à l'avortement. Les Etats seront libres de l'interdire...C'est une catastrophe et une terrible régression pour les femmes qui ne seront plus libres de disposer de leur corps.#mybodymychoice https://t.co/41EK4396tq

21h29 : Les conséquences des nominations de Trump, c'est ça le risque de l'extrême-droite. Un grave recul pour les droits des femmes, une mise en danger de la vie des femmes.Rien n'est acquis: ne jamais rien lâcher pour le droit à l'IVG et à disposer librement de son corps,pour toutes. https://t.co/Ygl6RFf06w

21h29 : Les réactions à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de revenir sur le droit à l'avortement sont nombreuses dans la classe politique. En voici encore quelques unes, rassemblées dans notre article.

21h27 : 🔴 La tragédie outre-Atlantique nous oblige.Pour empêcher toute entrave au droit fondamental qu’est l’avortement en France, je propose dès lundi à la NUPES de déposer une proposition de loi pour l’inscrire dans la Constitution.

21h26 : Pour protéger le droit à l'avortement en France, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, annonce sur Twitter qu'elle proposera à la Nupes de "déposer une proposition de loi pour l’inscrire dans la Constitution".

21h18 : En fin d'après-midi, des manifestantes se sont rassemblées sur la place de la République, à Paris, pour dénoncer la révocation du droit à l'avortement aux États-Unis. Voici quelques images.




(Fiora Garenzi / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

21h14 : Le @HCE désapprouve la décision de la Cour suprême et s’inquiète des menaces sur l’#IVG dans le monde. 🗣️ "Même la France peut être impactée. Elle doit retrouver sa souveraineté en matière de production de la pilule abortive" @SPBrossolette ➡️https://t.co/vKsoe9Lu9D#RoevsWade

21h13 : Pour le Haut Conseil à l'égalité, la décision de la Cour suprême des Etats-Unis de revenir sur le droit à l'avortement envoie également "un signal dangereux qui conforte les partisans des mouvements anti-IVG" ailleurs dans le monde. "Pour se prémunir de toute tentative d'entrave des droits des femmes", il est urgent "d'inscrire le droit à l'avortement dans notre Constitution française", ainsi que dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, préconise cette instance consultative indépendante placée auprès de la Première ministre, Elisabeth Borne.

21h05 : "C'est le résultat d'une stratégie à très long terme des plus conservateurs, de la droite religieuse qui a passé un pacte faustien avec Trump."

La Cour suprême des Etats-Unis a remis en cause le droit à l'avortement. Pour Simon Grivet, maître de conférences en histoire et civilisation des États-Unis à l’université de Lille, cela a été rendu possible par Donald Trump, qui a installé trois juges ultra-conservateurs dans la plus haute juridiction du pays. L'ancien président "a fait exactement ce que la droite religieuse réclamait", explique-t-il a franceinfo. Des militantes du droit à l'avortement devant la Cour suprême des États-Unis à Washington, le 24 juin 2022. (STEFANI REYNOLDS / AFP) (STEFANI REYNOLDS / AFP)

20h58 : Des manifestants par dizaines ont arpenté les rues de Washington. Certains pour militer contre la révocation du droit à l’avortement prononcée par la Cour suprême des Etats-Unis. D’autres pour s'en féliciter. France 2 a rencontré ces deux Amériques.

20h35 : Le Congrès américain a adopté une loi visant à mettre en place une régulation des armes à feu. Après le Sénat la veille, la Chambre des représentants a approuvé un ensemble de mesures instaurant de nouvelles limitations sur les armes et consacrant des milliards de dollars à la santé mentale et à la sécurité dans les écoles.

20h27 : Un jour sombre pour les droits des femmes. Solidarité totale avec toutes les femmes aux États-Unis et dans le monde. Nous ne lâcherons rien pour nos droits, jamais.

20h31 : La Première ministre Elisabeth Borne a elle aussi réagi à la remise en cause du droit à l'avortement par la Cour suprême des Etats-Unis. "Un jour sombre pour les droits des femmes. Solidarité totale avec toutes les femmes aux Etats-Unis et dans le monde. Nous ne lâcherons rien pour nos droits, jamais", a-t-elle tweeté.

20h26 : À la une de @libe ce week-end : ⚫️ IVG : le vendredi noir https://t.co/nj2k4mQWWP #RoeVSWade https://t.co/jzfF4bEfJl

20h45 : "IVG : le vendredi noir." La décision de la Cour suprême des Etats-Unis de revenir sur le droit constitutionnel à l'avortement fera la une de Libération demain, avec une illustration choc.

20h18 : Dans le Missouri, le droit à l'avortement était menacé bien avant cette décision de la Cour suprême. En septembre 2019, notre journaliste Valentine Pasquesoone avait rencontré sur place des jeunes femmes déjà contraintes d'aller dans un Etat voisin pour interrompre leur grossesse, ainsi que des responsables du Planning familial qui mettent tout en œuvre pour leur venir en aide. Retrouvez son article long format ici.

20h06 : "La moitié des 50 Etats américains vont désormais interdire l'IVG. Plusieurs d'entre eux avaient anticipé cette décision en adoptant des trigger laws [des lois devant entrer en vigueur dès que l'arrêt historique de 1973 Roe contre Wade serait renversé]. Depuis vendredi matin [vendredi après-midi en France], l'avortement est ainsi illégal en Louisiane, au Texas ou encore au Missouri."

Elizabeth Schlachter est porte-parole de la Fédération internationale du Planning familial aux Etats-Unis. Interrogée par notre journaliste Marie-Violette Bernard, elle analyse le retentissement de cette décision de la Cour suprême sur l'IVG.

20h06 : Voici le point sur l'actualité :

La Cour suprême des Etats-Unis révoque le droit constitutionnel à l'avortement, laissant chaque Etat américain libre de l'interdire. Le Missouri a annoncé être le "premier" Etat à interdire l'avortement après cette décision, tandis que le président Joe Biden a dénoncé "une erreur tragique". Suivez notre direct.

La secrétaire d'Etat au Développement Chrysoula Zacharopoulou, visée par une troisième plainte, juge "inacceptables" les accusations de viols la visant. Nous avons recueilli plusieurs témoignages de violences gynécologiques ou verbales à son encontre.

Ils veulent une hausse des salaires pour mieux faire face à l'inflation. Les syndicats de la SNCF ont appelé aujourd'hui les cheminots à se mettre en grève le mercredi 6 juillet.

20h00 : L'avortement est un droit fondamental pour toutes les femmes. Il faut le protéger. J’exprime ma solidarité avec les femmes dont les libertés sont aujourd’hui remises en cause par la Cour suprême des États-Unis d’Amérique.

19h59 : "L'avortement est un droit fondamental pour toutes les femmes. Il faut le protéger. J’exprime ma solidarité avec les femmes dont les libertés sont aujourd’hui remises en cause par la Cour suprême des États-Unis d’Amérique", a réagi pour sa part le président français, Emmanuel Macron, dans un tweet (également traduit en anglais).

19h55 : https://t.co/q4JuGtn6fs

19h56 : Le droit à l'IVG est remis en cause aux Etats-Unis depuis la décision de la Cour suprême de révoquer l'arrêt "Roe v. Wade" datant de 1973. Sur Twitter, la ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle Rome, a commenté cette décision en une image : un portrait de Simone Veil, l'ancienne ministre qui a mené le combat en France pour la dépénalisation de l'IVG.

19h48 : Nous avons suivi son allocution plus tôt dans ce direct. Le président américain Joe Biden a dénoncé "une erreur tragique" après la révocation du droit constitutionnel à l'avortement par la Cour suprême. Voici la vidéo de son intervention complète.


19h24 : Consternant : la révocation par la Cour suprême américaine du droit à l'avortement représente un recul majeur pour les droits fondamentaux. La 🇫🇷 continuera de se mobiliser pour leur défense.

19h33 : Les réactions à cette décision qui conduit, dans certains Etats américains, à interdire l'avortement, tombent aussi du côté des responsables politiques français. La ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Catherine Colonna, estime que ce jugement est "consternant."

19h18 : Des centaines de manifestants se rassemblent devant la Cour Suprême pour exprimer leur colère après la décision de la Cour de revenir sur son arrêt #RoeVsWade de 1973 qui garantissait le droit à l’avortement #AbortionRightsAreHumanRights https://t.co/D4DaKSeEtM

19h18 : “Ne prenez pas mes droits”, “mon corps, mon choix” #abortionrights https://t.co/hdcSRWuf5G

19h18 : Mais après la joie des militants anti-IVG, place à la colère des manifestants qui se sont rassemblés pour dénoncer l'attaque de la Cour suprême sur le droit à l'avortement aux Etats-Unis.

19h15 : View outside SCOTUS right now https://t.co/s1mt0Zmty5

19h13 : Ambiance devant la Cour Suprême chez les militants pro-vie à l’annonce de la décision sur l’abrogation de #roe https://t.co/12EH9rGqxx

19h15 : La révocation du droit constitutionnel à l'avortement, laissant chaque Etat américain libre de l'interdire, a aussi fait des heureux. Sur Twitter, le correspondant de La Croix aux Etats-Unis et un journaliste du Wall Street Journal publient des vidéos montrant la joie des militants anti-IVG rassemblés devant la Cour suprême.

19h09 : D'autres droits sont-ils menacés d'être révoqués aux Etats-Unis par la Cour suprême ? Dans un argumentaire personnel qui accompagne la décision, le juge conservateur Clarence Thomas estime que "dans de futurs dossiers (...) nous devrions revoir toutes les jurisprudences". Il cite : un arrêt de 1965 qui consacre le droit à la contraception ; un arrêt de 2003 qui rend inconstitutionnelles les lois pénalisant les relations sexuelles entre personnes de même sexe et un arrêt de 2015 protégeant le mariage pour tous.

19h15 : L'annulation du droit à l'avortement décidée par la Cour suprême des Etats-Unis "est un coup terrible porté aux droits humains des femmes et à l'égalité des genres", a réagi la Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet. "L'accès à l'avortement sûr, légal et efficace est fermement enraciné dans le droit humain international et il est au coeur de l'autonomie des femmes et de leur capacité à faire leurs propres choix", écrit-elle dans un communiqué.

19h24 : Cette décision de la Cour suprême "met les Etats-Unis de côté, dans les marges du monde civilisé". "Le Congrès doit agir et avec vos votes vous pouvez agir, vous pouvez avoir le mot final, ce n'est pas fini", a-t-il lancé en conclusion de son adresse aux Américains depuis la Maison Blanche.

19h24 : "Cette loi va porter atteinte à la vie privée des gens", lance Joe Biden, puisant dans un argument souvent brandi par les conservateurs, lesquels dénoncent régulièrement l'ingérence de l'Etat dans la vie privée.

18h50 : "La Cour fait revenir l'Amérique 150 ans en arrière", poursuit Joe Biden. "Mais cela ne signifie pas que le combat est terminé", continue le président démocrate, qui appelle le Congrès à faire de l'avortement un droit fédéral. Il évoque notamment la possibilité de légiférer pour permettre aux femmes qui vivent dans des Etats qui interdisent l'avortement d'être prises en charge dans d'autres Etats.

19h24 : "La décision de cette Cour va avoir des conséquences immédiates. Des lois contre l'avortement ont été faites aujourd'hui, pillant les efforts de millions de femmes. [Ces lois sont] tellement extrêmes que certaines femmes peuvent être punies pour avoir été soignées ; tellement extrêmes que des femmes seront contraintes de porter l'enfant de leur violeur (...) Des médecins seront punis pour avoir fait leur travail (...) Des femmes contraintes de porter l'enfant d'un inceste (...) Pauvres femmes."


19h24 : "Il est très clair que la santé et la vie des femmes dans cette nation sont en situation de risque", poursuit Joe Biden. Regardez son intervention en direct.

19h24 : "Ce droit était tellement important pour tellement d'Américains et ils l'ont fait. C'est un jour extrêmement triste."
Joe Biden s'exprime depuis la Maison Blanche après la révocation du droit constitutionnel à l'avortement par la Cour suprême.

18h40 : "C'est la volonté de Dieu".

C'est ainsi qu'a réagil'ancien président Donald Trump sur Fox news à l'annonce de la révocation du droit constitutionnel à l'avortement. Cette décision de la Cour suprême est à inscrire au bilan du Républicain. En nommant trois juges conservateurs à la plus haute juridiction des Etats-Unis pendant son mandat, il a ainsi fait basculer à droite l'équilibre de la Cour.

18h22 : Joe Biden avait déjà promis d'agir par décret pour protéger l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG), mais la marge de manœuvre du président démocrate en la matière est très mince.

18h36 : Alors que la Cour suprême des Etats-Unis a dynamité le droit constitutionnel à l'avortement, le président américain Joe Biden va s'exprimer à 12h30, heure de Washington. Soit à 18h30 heure de France métropolitaine. Vous pouvez suivre cette intervention dans notre direct.

18h16 : Avant de révoquer aujourd'hui le droit constitutionnel à l'avortement, laissant chaque Etat américain libre de l'interdire, la Cour Suprême des Etats-Unis a pris une autre décision critiquée : celle de consacrer le droit des Américains à porter des armes hors du domicile. Cette décision, qui intervient après plusieurs fusillades meurtrières, fait l'objet de cet article de notre journaliste Rachel Rodrigues, qui permet d'y voir plus clair.