Le nombre d'IVG en baisse pour les femmes les plus jeunes en France, mais stable pour les autres

Toutefois, dans le même temps, le nombre de naissances a baissé chez les femmes jeunes, ce qui permet au "ratio d'avortement" de rester stable entre 2018 et 2020.

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Une femme lit un document sur les droits à l'avortement, le 1er juillet 2022, dans un centre de santé à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

La baisse des recours à l'avortement se poursuit chez les plus jeunes. Le nombre d'interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France est resté pratiquement stable en 2021 par rapport à 2020, mais les chiffres diminuent pour les femmes de moins de 25 ans et notamment pour les mineures, selon une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiée mardi 27 septembre.

Au total, 223 300 IVG ont été enregistrées en 2021, contre 222 000 en 2020 (une année marquée par une baisse des conceptions pendant le premier confinement lié au Covid-19) et 233 000 en 2019, précise l'étude. Rapporté au nombre de femmes en âge de procréer, entre 15 et 49 ans, le taux de recours à l'IVG a atteint l'an dernier 15,5 pour 1 000, pratiquement stable par rapport à 2020 (15,4 pour 1 000).

De fortes disparités régionales

L'avortement "continue à décroître parmi les plus jeunes femmes", en dessous de 30 ans, note la Drees. La baisse est particulièrement notable pour les femmes de 18 et 19 ans, chez qui le taux de recours est passé de 21,5 pour 1 000 en 2014 à 17,2 en 2019 puis à 14,3 en 2021. Pour les mineures, âgées de 15 à 17 ans, le taux est passé sur la même période de 8,7, à 6,0 puis 4,9 pour 1 000.

Mais le nombre de naissances a également baissé chez les jeunes femmes, si bien que, chez les moins de 30 ans, les "ratios d'avortement", c'est-à-dire le rapport entre le nombre d'IVG et le nombre de naissances, sont restés stables entre 2018 et 2020.

Les disparités régionales en la matière sont très marquées, notent les auteurs de l'étude : le taux de recours à l'IVG atteint 11,5 pour 1 000 dans les Pays-de-la-Loire, mais 22,1 en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Dans les départements d'outre-mer, l'avortement est deux fois plus fréquent qu'en métropole, avec un taux moyen de 29,6 pour 1 000, contre 14,9. C'est en Guadeloupe que le taux le plus élevé a été relevé l'an dernier, avec 47,2 IVG pour 1 000 femmes de 15 à 49 ans.

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