Meurtre de Magali Blandin : son mari, qui avait reconnu les faits, s'est suicidé en prison

Il était détenu depuis mars à Vezin-le-Coquet, près de Rennes, après ses aveux, un mois après la disparition de son épouse, avec laquelle il était en instance de divorce.

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L'avis de recherche qui avait été diffusé après la disparition de Magali Blandin, ici sur une photo prise le 19 février 2021 à Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine), avant l'aveu de son mari. (DAMIEN MEYER / AFP)

Il ne sera jamais jugé. Jérôme Gaillard, qui avait reconnu le féminicide de son épouse Magali Blandin disparue en février, a été retrouvé pendu dans sa cellule, a annoncé le parquet de Rennes (Ille-et-Vilaine) lundi 1er novembre, confirmant des informations du Parisien, de Radio France et de France Télévisions.

Magali Blandin, éducatrice spécialisée de 42 ans et mère de quatre enfants, avait disparu le 10 février dernier à Montfort-sur-Meu, près de Rennes. Plus d'un mois plus tard, Jérôme Gaillard avait avoué en garde à vue le meurtre prémédité de son épouse. Le corps de Magali Blandin avait été retrouvé. Elle avait quitté son mari en septembre 2020 et le couple, qui avait quatre enfants, était en instance de divorce.

Ses parents également détenus

Le mari de Magali Blandin avait été mis en examen pour "meurtre par conjoint", et placé en détention provisoire à la prison de Vezin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine). Ses parents, qui avaient reconnu avoir été informés du projet de leur fils et l'avoir aidé, ont également été mis et examen et placés en détention provisoire.

Jérôme Gaillard était également mis en examen pour "tentative de meurtre par conjoint", pour un premier projet criminel élaboré fin 2020. Il a affirmé aux enquêteurs avoir remis de l'argent à plusieurs personnes pour exécuter son épouse, mais que celles-ci l'avaient fait chanter pour lui extorquer une somme plus importante. Trois personnes de nationalité géorgienne sont mises en examen pour "tentative d'extorsion en bande organisée" dans cet autre volet de l'affaire.

Jérôme Gaillard avait entamé depuis le 13 octobre une grève de la faim, a ajouté le parquet. Son avocat explique au Parisien que ce "combat personnel" visait à "réunir ses enfants", confiés à des tiers, et "leur permettre de voir leur père".

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