Pour Leonetti, le cas de Vincent Lambert est bien du ressort de la loi

Même si le patient n'est pas atteint d'une maladie incurable, le député UMP estime que l'on peut interrompre ou ne pas mettre en œuvre les traitements le maintenant en vie.

Le député Jean Leonetti (UMP), auteur de la législation actuelle sur la fin de vie, le 14 juin 2013 à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes). 
Le député Jean Leonetti (UMP), auteur de la législation actuelle sur la fin de vie, le 14 juin 2013 à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes).  (JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET / AFP)

Alors que le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne doit se prononcer jeudi 16 janvier sur la fin de vie de Vincent Lambert, le député UMP Jean Leonetti, auteur de la législation actuelle sur l'euthanasie, estime que sa loi peut s'appliquer au cas de ce jeune homme en état de conscience minimale depuis cinq ans.

"Son cas relève de la loi actuelle sur la fin de vie et les droits des malades", explique-t-il au Figaro (article payant). "Le chapitre sur l'acharnement thérapeutique dit bien que l'on peut interrompre les traitements qui apparaissent comme disproportionnés et dont seul le but est le maintien artificiel de la vie."

Pour le député, ce cas souligne surtout l'importance, pour chacun, de communiquer ses volontés à ses proches. Elles aident le corps médical à arrêter les traitements de survie. "Si Vincent Lambert avait laissé des directives anticipées, l'affaire n'aurait pas fini en justice."