Info franceinfo Hausse des salaires dans l'Education nationale : les chefs d'établissement toucheront une prime de 1 000 euros

Cette prime concerne les 14 000 principaux, proviseurs et leurs adjoints.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Visite du président Macron à Ganges pour parler avec les enfants, les parents et les professeurs le 20 avril 2023 (DANIEL COLE / POOL)

Les chefs d'établissements scolaires toucheront une prime de 1 000 euros, a appris mardi 25 avril franceinfo auprès du SNPDEN (le syndicat majoritaire chez les personnels de direction de l'éducation nationale). Cette décision a été prise au ministère de l'Education nationale mardi 25 avril

Cette somme sera versée en contrepartie de la mise en oeuvre du Pacte, ce dispositif proposé par le gouvernement pour inciter les enseignants à réaliser des missions supplémentaires. 14 000 principaux, proviseurs et leurs adjoints sont concernés. Elle sera versée en décembre 2023, en attendant une revalorisation plus importante en 2024, déjà entamée dans les négociations.

>>> Rémunération des enseignants : trois questions sur le "pacte" et les primes annuelles en échange de missions supplémentaires

Pour Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN, cette prime pour les proviseurs et principaux est une reconnaissance du travail supplémentaire qui va être généré : " C'est symbolique. C'est un lancement. C'est une revalorisation au même titre que les enseignants qui vont gagner 1 300 euros de plus par an". Il estime qu'" il n'y a pas que les enseignants qui ont le droit de gagner plus. C'est normal qu'à partir du moment où on envisage de revaloriser les enseignants on envisage aussi de revaloriser les personnels de direction".

En échange de cette prime, les chefs d'établissement vont donc devoir s'engager à trouver des remplaçants pour les absences de courtes durées. Pour cela, ils vont notamment devoir lister les professeurs qui s'engagent dans ce Pacte (qui repose sur la base du volontariat), à quelle hauteur (puisque les enseignants peuvent s'impliquer en partie seulement, s'ils le souhaitent) puis - en cas d'absence - voir qui est disponible pour effectuer le remplacement.

" Ce qui était important pour nous, c'est que ce ne soit pas conditionné, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de pression particulière qui va faire que si un collègue n'a pas de pacte il n'a pas d'argent", explique Bruno Bobkiewicz. " Il n'y a pas d'intéressement particulier aux nombres de pactes. C'est non conditionné. Ça symboliquement c'est important."

>>> Rémunération des enseignants, accompagnement des élèves, reconversion... Ce qui va changer pour la rentrée scolaire de septembre

Jeudi dernier, le 20 avril, Emmanuel Macron a annoncé une hausse de salaires " entre 100 et 230 euros net en plus par mois" pour tous les enseignants, lors d'un déplacement dans un collège de l'Hérault consacré à l'école. En plus de cette hausse " inconditionnelle", une autre annonce a été faite concernant une augmentation liée à de nouvelles missions, appelée " pacte". Il s'agit d'une prime pour les professeurs qui acceptent de s'engager dans des missions complémentaires.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.