Elisabeth Borne à Matignon : "Je suis persuadée qu'elle aura le soutien de beaucoup de femmes", assurent des élues locales

La nomination d'Elisabeth Borne commre Première ministre fait beaucoup réagir, notamment, parmi les femmes engagées à l’échelon local de la vie politique, comme ici, en région Occitanie. 

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Radio France
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Elisabeth Borne, l'ancienne ministre du Travail, sur le perron de l'Elysée, le 11 mai 2022. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Ce n'est pas arrivé depuis plus de 30 ans, une femme occupe Matignon pour la deuxième fois après Edith Cresson en 1991. "Je dédie cette nomination à toutes les petites filles" : les mots d'Elisabeth Borne lors de la passation de pouvoir avec Jean Castex n'ont pas manqué de faire mouche. "Rien ne doit faire cesser le combat pour la place des femmes dans notre société", a-t-elle insisté avec émotion, confiant avoir "une pensée pour Edith Cresson".

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La dernière femme à Matignon lui a alors répondu quelques instants plus tard sur franceinfo : "Je suis tout à fait convaincue qu'elle sera à la hauteur de sa tâche. Je n'ai pas de conseils à lui donner, car elle a une très grande expérience, je lui souhaite bonne chance et beaucoup de courage", a salué Edith Cresson, avant de tacle que "31 ans c'est beaucoup trop". Un même constat que dresse sur franceinfo, également, mardi 17 mai, Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France, ancienne ministre et ancienne secrétaire générale d'EELV, qui estime qu'il s'agit d'une "très bonne chose car toutes les personnes de moins de 35 ans ne se souviennent pas d'une femme Première ministre". 

Elisabeth Borne, 61 ans, est devenue lundi Première ministre de la France, brisant trois décennies de passations de pouvoir exclusivement masculines. Cette nomination fait naturellement beaucoup réagir, notamment, parmi les femmes engagées à l’échelon local de la vie politique. Elle n'est pas du même bord politique qu'Elisabeth Borne, et pourtant elle lui souhaite "du courage, de l'abnégation et de la détermination". Nadia Bakiri, conseillère régionale socialiste d'Occitanie a le sourire après la nomination du Première ministre, car, elle en est persuadée, cette fois, ça se passera mieux qu'il y a 30 ans. "Edith Cresson en a souffert quand elle était en poste, mais avec le temps, les mentalités évoluent et les comportements changent. Je suis persuadée qu'elle aura le soutien de beaucoup de femmes", assure-t-elle.

"Je souhaite que ça change la vie des Françaises"

.Et c'est aussi ce que pense Claudie Faucon-Méjean, la  maire socialiste de Bram, dans l'Aude : "Le symbole est important, c'est un signe progressif bien entendu pour les femmes et pour la place des femmes en politique. Le plus dur, c'est la légitimité. On doit prouver, tous les jours, qu'on est à notre place. Et ces femmes-là tracent notre sillon et petit à petit, on gagne notre place dans l'échelon politique", plaide cette élue engagée en politique depuis 20 ans. 

D'autres sont plus mesurées, à l'image de Nadia Pellefigue, vice-présidente socialiste de la région Occitanie. "Aujourd'hui, on est dans le symbole. Ce que je souhaite, c'est que ça change la vie des Françaises. Donc j'espère qu'Elisabeth Borne sera cette Première ministre-là. Pour autant, le seul fait qu'elle soit femme n'en fait pas, pour le moment, encore, quelqu'un qui aura fait progresser l'égalité femmes-hommes en France", tranche-t-elle. Un combat politiquet et sociétal qui sera justement de nouveau la grande cause de ce deuxième quinquennat Macron.

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