"La tolérance, c'est zéro" : les contrôles renforcés à l'heure du couvre-feu

Le Premier ministre l'avait annoncé, les policiers et les gendarmes sont mobilisés pour contrôler le non-respect du couvre-feu, l'organisation de fêtes clandestines et l'ouverture de restaurants de manière renforcée. Dimanche soir, une opération de police sur le périphérique à Paris avait lieu pour faire respecter les restrictions.

Article rédigé par
Kathleen Comte - franceinfo
Radio France
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Temps de lecture : 2 min.
Un contrôle de police au moment du couvre-feu, le 22 janvier 2021 à Paris. (PHILIPPE LAVIEILLE / MAXPPP)

"Bonsoir Monsieur, coupez le moteur s'il-vous-plaît." Le policier arrête le véhicule sur le périphérique parisien. "Présentez-moi les papiers du véhicule, permis de conduire... Avez-vous une attestation de sortie ? Il est 18 heures." Problème : le conducteur n'en a pas. Il s'est fait surprendre par les embouteillages et pensait arriver à destination avant l'heure du couvre-feu mis en place pour freiner l'épidémie de Covid-19. "J'ai mis le GPS, j'ai vu trois-quart d'heure, et quand je suis arrivé sur la route, il me met une heure, une heure et quart... Après, ça bouche et voilà, explique-t-il. Bon après, je comprends, ils font leur boulot." Finalement, il repartira sans amende. "Je les remercie d'être généreux et compréhensifs surtout !", sourit l'automobiliste.

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Depuis la mise en place du couvre-feu, plus de 600 000 contrôles ont été effectués par les forces de l'ordre, et quasiment 60 000 verbalisations ont été dressées, a indiqué dimanche soir Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. Le ministre de l'Intérieur a annoncé "une augmentation de plus de 30% de ces contrôles" depuis samedi.

Les forces de l'ordre ont été compréhensives au départ. Edouard non plus ne pensait pas être sur la route après le couvre-feu. Il arrive de Bourgogne et s'est retrouvé coincé dans les bouchons. "On avait une heure d'arrivée prévue au GPS à 17h20, raconte-t-il. On a eu un premier accident qui nous a ralenti, et là ces barrages ralentissent énormément la circulation. Cela fait 45 minutes qu'on bouge à peine, qu'on est bloqué parce qu'il y a des contrôles, et du coup ça va créer un dépassement d'horaire qui n'était finalement pas prévu au départ."

Des automobilistes compréhensifs

Edouard aussi s'en sortira sans amende, ce qui n'est pas le cas d'Aliane. Sans attestation, l'automobiliste a été verbalisé vers 19h30. "Bien sûr, j'étais au courant du couvre-feu, malheureusement je pensais rentrer un peu plus tôt... On ne regarde pas forcément l'heure, et il était plus tard", reconnaît-il. Pour autant, Aliane "comprend ces contrôles, et heureusement qu'ils sont là pour nous ! Je trouve ça normal."

Le mot d'ordre désormais, c'est tolérance zéro. "Dès 18 heures, tout le monde doit rester chez soi, explique Catherine Morel, commissaire de police. Il faut avoir vraiment des raisons qui sont propres, toutes les dérogations prévues. La tolérance, c'est zéro. On contrôle tous les véhicules, chacun est arrêté, mis de côté. On demande les attestations de tous les passagers à l'intérieur des véhicules. Une fois que les personnes sont contrôlées, elle repartent."

Les contrôles devraient se répéter car le gouvernement l'a dit : il veut tout faire pour contenir le virus et éviter un nouveau confinement.

Couvre-feu : les opérations de contrôle renforcées - Reportage à Paris de Kathleen Comte
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