Nicolas Sarkozy joue en partie son avenir politique

Une ancienne affaire impliquant Nicolas Sarkozy et un haut magistrat pourrait inquiéter l'ancien président à l'approche de 2017.

FRANCE 3

La Cour de cassation se prononcera mardi 22 mars sur une procédure judiciaire pouvant entraîner de graves conséquences pour Nicolas Sarkozy. Le 1er juillet 2014, l'ancien président était mis en garde à vue pour "trafic d'influence et corruption". Avec son avocat, Thierry Herzog, ils sont soupçonnés d'avoir corrompu un haut magistrat pour obtenir des informations sur une procédure en cours. Depuis, leurs avocats n'ont cessé de contester la validité de cette instruction. "Nous allons immédiatement formé un pourvoi en cassation contre cette décision qui d'ailleurs est non seulement critiquable au regard du droit, mais également des principes dégagés par la Cour européenne des droits de l'homme", indiquait l'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Paul-Albert Iweins, en mai 2015.

Possible inéligibilité

Le dossier s'appuie sur des écoutes, notamment une ligne téléphonique ouverte par Nicolas Sarkozy sous le nom d'emprunt d'un certain Paul Bismuth. Pour les policiers, cette conversation entre l'ancien président et Thierry Herzog, son avocat, est la démonstration de l'infraction : Thierry Herzog rend compte à Nicolas Sarkozy des conversations qu'il a avec le magistrat Gilbert Azibert, son informateur supposé à la Cour de cassation qui lui, souhaiterait en retour, un poste à Monaco. C'est une affaire particulièrement sensible pour l'ex-président de la République, car l'enjeu, outre une possible condamnation, c'est l'inéligibilité, quasi automatique dans ce genre de dossier.

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Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 13 février 2016 à Paris.
Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, le 13 février 2016 à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)