Agneau-méduse dans vos assiettes : pas d'inquiétude selon les spécialistes

Mardi 23 juin, France 3 revient sur Rubis, cette agnelle génétiquement modifiée avec une protéine de méduse qui s'est retrouvée dans la chaîne alimentaire en automne dernier.

France 3

Une brebis génétiquement modifiée avec une protéine de méduse a été vendue à un particulier. L'animal n'aurait jamais du sortir du prestigieux laboratoire de l'Inra. Les scientifiques de l'Institut national de la recherche agronomique (Inra) utilisaient des moutons génétiquement modifiés pour des études sur les greffes.

Mais en août dernier, l'une de ces bêtes, dénommée Rubis, s'est retrouvée dans la chaîne alimentaire.

Un acte de malveillance

Tout commence en 2010 à l'Inra avec la naissance d'une première brebis, appelée Émeraude. Elle est génétiquement modifiée. Les chercheurs lui ont injecté un gène de méduse pour rendre sa peau fluorescente. Ils étudient ainsi les greffes dans les cas de maladies cardiaques.

Quelques années plus tard, Émeraude donne naissance à Rubis. C'est cette agnelle qui est envoyée à l'abattoir. Un animal impossible à identifier au milieu d'un lot de bêtes destinées à la consommation. Il n'y aurait aucun danger à manger cet agneau.

L'enquête en cours s'oriente vers un acte de malveillance de la part d'un employé de l'Inra, en conflit avec l'un de ses collègues.

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En novembre 2014, un agneau génétiquement modifié par l'Inra s'est retrouvé à l'abattoir, avec d'autres animaux non modifiés (photo d'illustration). (HANNEKE LUIJTING / FLICKR RF / GETTY IMAGES)