A Lyon, une association se mobilise contre le déremboursement de l’homéopathie

Depuis le 1er janvier 2021, l'homéopathie, jugée peu efficace par la Haute Autorité de santé, n'est plus remboursée par la Sécurité sociale. Une association lyonnaise a porté plainte contre l’Etat. Elle attend sa convocation au tribunal administratif de Paris.

La décision de ne plus rembourser l’homéopathie avait été prise il y a plus d’un an par l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn. Depuis ce 1er janvier, elle est effective. Alors que les recours en justice des laboratoires pharmaceutiques ont échoué, l’APMH (Association pour la Promotion de la Médecine Homéopathique), basée à Lyon, monte à son tour au créneau.

Plainte de l'APMH

L’association, qui a engagé une procédure juridique pour obtenir l’annulation du déremboursement de l’homéopathie, attend avec impatience sa convocation au tribunal administratif de Paris. "On devrait être convoqué bientôt et là, on va arriver avec tous nos dossiers" explique la présidente de l’association. L’objectif  est de "montrer que l’homéopathie a toute sa place dans le système de soins français", ajoute, déterminée, Isabelle Rossi.

Pour obtenir gain de cause, l’APMH a recueilli des témoignages de patients. "Beaucoup de mères de famille nous disent que leur vie a changé le jour où un homéopathe a pu trouver un remède qui a soigné définitivement des angines ou des otites à répétition". La procédure juridique de l’association se fonde aussi "sur de nombreux textes juridiques qui imposent notamment à l’Etat de garantir une liberté de de choix de soins pour les médecins et les patients".

Des granules plus chers

En attendant l’issue de cette nouvelle procédure, les Français qui ont recours à l’homéopathie n’ont pas d’autres choix que de mettre la main à la poche. Et mauvaise surprise supplémentaire pour eux, le prix des tubes de granules va augmenter. Car un médicament non remboursé implique des taxes supplémentaires et une libre fixation des prix.