Ebola : l'Elysée annonce des "contrôles à l'arrivée des vols" de zones touchées

Jusqu'à présent, les contrôles sanitaires s'effectuaient dans les aéroports de départ, mais pas d'arrivée.

Des passagers après avoir atterri à l\'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d\'Oise), le 18 août 2014. 
Des passagers après avoir atterri à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle (Val-d'Oise), le 18 août 2014.  (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La France renforce sa protection contre l'épidémie d'Ebola. L'Elysée annonce, mercredi 15 octobre, la mise en place prochaine de "contrôles à l'arrivée des vols en provenance de la zone touchée par le virus". Jusqu'à présent, les contrôles sanitaires s'effectuaient dans les aéroports de départ, mais pas d'arrivée.

Cette nouvelle n'est pas une surprise. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait indiqué, le 10 octobre, que "la situation étant évolutive, un renforcement des contrôles au départ comme à l'arrivée pourrait intervenir dans les jours qui viennent" dans les aéroports français.

Mais pour l'instant, le dispositif annoncé par la présidence n'est pas détaillé. Le communiqué officiel a été publié à l'issue d'un entretien avec le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de gouvernement britannique et italien David Cameron et Matteo Renzi. 

Des discussions jeudi entre les ministres de la Santé 

Mais des précisions risquent d'être dévoilées jeudi car les ministres de la Santé de l'Union européenne débattront ce jour-là, à Bruxelles, de l'opportunité d'imposer de tels contrôles.

François Hollande a par ailleurs réaffirmé que la France "répondrait favorablement à la demande guinéenne de construction de nouveaux centres de traitement anti-Ebola, en plus de celui en cours de déploiement à Macenta, en Guinée forestière [au sud du pays]". Il a également "fait part du déploiement de personnels de la protection civile pour mener des actions de formation auprès des autorités guinéennes".

La France déjà sur le qui-vive

Si la France renforce sa protection, le pays est déjà prêt à faire face à des cas de contamination. Neuf hôpitaux français (trois hôpitaux d'Ile-de-France, les CHU de Lille, Rennes, Bordeaux, Strasbourg, ainsi que l'hôpital nord de Marseille et celui de la Croix-Rousse, à Lyon) peuvent accueillir des patients atteints du virus Ebola. Ils possèdent tous des installations spécifiques comme des chambres à pression négative dont la particularité est d'éviter la dispersion d'une atmosphère éventuellement contaminée par le virus.

Les mesures anti-Ebola concernent également les pharmacies qui ont reçu pour consignes de protéger leur propre personnel, de donner – par exemple – un masque aux personnes concernées afin d'éviter qu'elles propagent le virus, et – le cas échéant – appeler le Samu.

La France a déjà accueilli une patiente contaminée par le virus Ebola, une volontaire française de Médecins sans frontières, infectée au Liberia. Rapatriée le 17 septembre, elle a quitté l'hôpital militaire Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne), le 4 octobre, guérie.