Vidéo Covid-19 : un "freinage de l'augmentation des cas" plus qu'une "décroissance de l'épidémie", selon l'infectiologue Karine Lacombe

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Radio France

Dans une interview au "Télégramme", le ministre de la Santé avait annoncé une "décroissance de l'épidémie", une déclaration commentée avec prudence par la cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

"Depuis cinq jours, nous amorçons une décroissance de l'épidémie" en France, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran dans une interview accordée au quotidien breton Le Télégramme et publiée dans la soirée du lundi 19 avril. "Le terme est un peu trop enthousiaste. Ce que l'on voit, c'est un freinage de l'augmentation des cas", a réagi Karine Lacombe, infectiologue, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, mercredi 21 avril sur franceinfo.

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"On n'est pas du tout dans une diminution du nombre de personnes malades, hospitalisées, on est plutôt dans un ralentissement de l'augmentation [du nombre] des personnes qui arrivent à l'hôpital ou qui passent en réanimation". En ce qui concerne le pic des contaminations, "on est de l'autre côté. En revanche, pour les personnes malades ou en réanimation on n'est pas encore au pic, on est dans un plateau très haut".

"Enlever le masque de façon globale, pas avant 2022"

Karine Lacombe "a du mal à croire que le niveau de l'épidémie, le niveau de circulation du virus sur le territoire français va avoir énormément changé", pour prévoir la levée des restrictions dès la mi-mai. "Peut-être que dans les annonces qui ont été faites, il y a quelque chose qui n'a pas été mis en avant, c'est la territorialité des mesures, explique l'infectiologue. Les mesures vont surtout être appliquées en premier dans les endroits où il y aura le moins de contaminations, comme le Sud-Ouest par exemple."

Un retour progressif à "une vie normale" qui se fera toujours avec les gestes barrière et notamment le port du masque. Pour Karine Lacombe, "enlever le masque de façon globale" ne se fera "probablement pas avant 2022".

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