Covid-19 : ce qui va changer dans la campagne de vaccination

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a fait plusieurs annonces lors de la conférence de presse gouvernementale, jeudi.

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France Télévisions
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Olivier Véran donne une conférence de presse sur la situation épidémique en France, le 22 avril 2021 à Paris. (CHRISTOPHE MICHEL / HANS LUCAS / AFP)

Réouverture des écoles, fin des limites de déplacements en journée, réouverture progressive mi-mai de commerces et lieux de culture... Jean Castex a dévoilé jeudi 22 avril les premières étapes de la levée des restrictions. Il était accompagné notamment du ministre de la Santé, Olivier Véran. Ce dernier a évoqué la campagne de vaccination. Voici ce qui va changer.

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"D'ici la fin de la semaine, 14 millions de personnes auront reçu une première dose de vaccin", a assuré le Premier ministre. Mais les craintes autour du vaccin d'AstraZeneca pèsent sur cette dynamique. Olivier Véran s'est voulu rassurant, avançant que le risque de développer une thrombose était "50 fois plus élevé" en prenant un vol transatlantique qu'avec le vaccin.

Jeudi soir, 13 526 306 personnes avaient déjà reçu au moins une première injection de vaccin en France, selon les données publiées par Santé publique France. Cela représente 20,2% de la population française. Parmi elles, 5 200 798 personnes ont reçu une seconde dose.

Le vaccin de Janssen utilisé dès samedi

Les Français de plus 55 ans pourront, "à compter de ce samedi", se voir administrer le vaccin de Janssen (filiale de Johnson & Johnson), le quatrième disponible sur le territoire, a précisé Olivier Véran. La France a reçu une première livraison de 200 000 doses à la fin de la semaine dernière, mais elle attendait les conclusions de l'Agence européenne des médicaments (EMA) qui a estimé mercredi qu'il bénéficiait d'un rapport bénéfices-risques favorable, malgré un risque "très rare" de caillots sanguins.

"Les 200 000 premiers vaccins sont livrés aux pharmacies, aux médecins et aux infirmiers libéraux qui pourront commencer à le proposer à leurs patients à compter de ce samedi", a déclaré le ministre lors de la conférence de presse. Contrairement aux autres vaccins déjà utilisés en France (Pfizer/BioNTech, Moderna et AstraZeneca), "ce vaccin (...) ne nécessite qu'une seule injection pour que vous soyez protégé, pas de rappel vaccinal, pas de seconde injection", a-t-il rappelé.

La vaccination ouverte aux proches de personnes immunodéprimées

Olivier Véran a également annoncé que la vaccination serait "ouverte à compter de lundi prochain" pour les proches des personnes "en situation d'immuno-dépression sévère", ce qui concerne "plusieurs centaines de milliers" de personnes en France.

Rappelons que pour les personnes immunodéprimées, chez qui le vaccin semble moins efficace, la direction générale de la santé recommande trois injections des vaccins à deux doses. "Ces populations ne sont pas parfaitement protégées après deux doses et n'ont pas un taux d'anticorps suffisant", expliquait à ce sujet Alexandre Bleibtreu, infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à franceinfo. La troisième dose ne serait alors "pas un rappel", mais une manière d'atteindre un taux d'anticorps suffisamment résistant au virus.

Les personnes obèses bientôt éligibles ?

La réflexion est en cours. Olivier Véran a déclaré avoir "saisi les comités scientifiques" au sujet de la vaccination des personnes de moins de 50 ans souffrant d'obésité sévère qui présentent un risque accru de forme grave de Covid-19, mais ne sont pas éligibles à la vaccination pour le moment. "La réponse ne va pas tarder, mais il est probable que nous puissions là aussi démarrer d'ici la mi-mai", a affirmé le ministre.

Une lueur d'espoir, pour Anne-Sophie Joly, présidente du collectif national des associations d’obèses. "Malheureusement, les chiffres de Santé publique France révèlent que nous sommes en grande vulnérabilité parce que 47% de notre population occupe la réanimation, à notre plus grand regret, et 40% des décès sont des personnes qui ont des problématiques de poids, qu'importe l'âge", a-t-elle détaillé sur franceinfo.

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