Covid-19 : "C'est bien de faire des annonces" sur la vaccination des enseignants "mais il faut des actes très concrets", alerte le Snes-FSU

Jean-Michel Blanquer a affirmé dimanche, sur France Inter et franceinfo, qu'il était "souhaitable" d'arriver à vacciner les enseignants "au courant du mois d'avril".

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Radio France
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Illustration drapeau du syndicat d'enseignant Snes-FSU (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

"C'est bien de nous faire des annonces mais il faut aussi des actes très concrets, très rapidement", a réagi dimanche 4 avril sur franceinfo Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU, alors que Jean-Michel Blanquer a affirmé, dans Questions Politiques sur France Inter et franceinfo, qu'il était "souhaitable" d'arriver à vacciner les enseignants et ceux qui travaillent dans les établissements scolaires "au courant du mois d'avril".

"Cela fait des semaines qu'on demande au ministre de l'Éducation nationale de travailler ce dossier-là. On n'a jamais eu de réponse, se désole Sophie Vénétitay. On découvre ce midi qu'il y a peut-être un ordre de priorité qui est en train d'être établi. Donc, il faut absolument qu'on en discute."

"La mi-avril, c'est demain"

La FSU estime que la vaccination de tous les personnels de l'Education nationale "doit se faire rapidement". Cela doit faire partie "des conditions pour la réouverture" des établissements. "La mi-avril, c'est demain", alerte Sophie Vénétitay. Mais elle n'a "aucune information" sur les modalités "pratiques" de cette vaccination.

"Il faut que la cadence soit très élevée parce que dans l'Éducation nationale, cela fait beaucoup de monde à vaccinner."

Sophie Vénétitay, secrétaire générale adjointe du Snes-FSU

à franceinfo

Lors d'un "échange avec le directeur de cabinet du ministre", le Snes-FSU a posé la question de la vaccination mais n'a pas eu "de réponse précise" dessus. "On a cette impression que, encore une fois, les choses vont se décider sans nous, qu'on va être mis devant le fait accompli, peut-être trop tard", déplore Sophie Vénétitay, alors qu'il y a selon elle "des enjeux extrêmement importants" comme la réouverture des établissements scolaires au mois de mai. Elle estime que la fermeture des établissements scolaires "est, clairement, un échec". Elle attend donc de "ne pas rater la réouverture".

Il faut "neutralisé ce grand oral"

La secrétaire générale adjointe du Snes-FSU souligne par ailleurs que le syndicat n'a "pas eu de réponse du ministère" sur le grand oral du baccalauréat, prévu en juin. Le Snes-FSU souhaite qu'il soit annulé. Sophie Vénétitay pointe "l'urgence de ramener de la sérénité et de donner un peu de perspective aux élèves de terminale et aux enseignants". Dans les semaines qui viennent, la situation "est très complexe". Elle plaide donc pour que soit "neutralisé ce grand oral", afin de "ramener de la sérénité et éviter que les inégalités augmentent vraiment de manière très importante".

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