À Nancy, une start-up invente un porte-seringue qui permet d’extraire une 7e dose de vaccin

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7e dose
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France Télévisions

Ne pas perdre une seule goutte du précieux vaccin anti-Covid de Pfizer, c’est l’objectif de cette innovation mise au point par une entreprise nancéienne. Son porte-seringue à butée réglable permet de sécuriser la sixième dose et même d’en extraire une septième. Il sera testé au CHU de Nancy en avril. #IlsOntLaSolution

C’est un objet de quelques centimètres conçu avec du plastique biosourcé et fabriqué grâce à des imprimantes 3D. Une invention qui pourrait accélérer la campagne de vaccination. Baptisé Syvax, ce bout de plastique est un porte-seringue à butée réglable. Il permet d’extraire avec une très grande précision la quantité exacte du précieux vaccin et ainsi sécuriser la fameuse sixième dose du Pfizer, si difficile à extraire sans des gestes techniques appropriés. Mais en mettant au point ce dispositif, conçu pour s’adapter à toutes les seringues, l’entreprise s’est rendue compte que l’on pouvait en extraire une septième dose : "On parlait de cinq doses chez Pfizer, là on parle de sept. Soit qualiment 40% d'augmentation du nombre de personnes qui seraient vaccinées", explique Guénolé Mathias-Laot, président de la start-up Sysark.

Regardez l’impact que cela peut avoir d’un point de vue social, économique, public. On a tous envie d’être libéré de cette pandémie.

Guénolé Mathias-Laot

président de Sysark

Moins de stress pour les préparateurs

Depuis l’arrivée du vaccin Pfizer, cette histoire de dernière dose difficile à extraire du flacon stresse au plus haut point les soignants chargés de préparer les seringues avant injection. Avec son porte-seringue, l’entreprise - normalement spécialisée dans du matériel pour la médecine nucléaire - espère les soulager en gommant ces risques d’erreurs et en optimisant au maximum toutes les doses disponibles, à l’heure où les retards de livraison s’accumulent et où la campagne de vaccination risque de ralentir en raison de la suspension du vaccin AstraZeneca.

Sysark, qui travaille en étroite collaboration avec le CHU de Nancy depuis sa création, va déployer son porte-seringue au sein de l’établissement en avril et lancer sa commercialisation. En attendant, les imprimantes 3D de l’entreprise tournent à plein régime pour produire ce petit bout de plastique qui pourrait vite s’avérer très précieux.

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