"Mépris", "irresponsabilité"... Les oppositions critiquent Jean-Michel Blanquer après son séjour à Ibiza en pleine crise sanitaire

Mediapart a révélé lundi que l'interview de Jean-Michel Blanquer dévoilant le protocole sanitaire à l'école début janvier avait été réalisée depuis Ibiza, où il séjournait alors.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, à l'Assemblée nationale le 11 janvier 2022. (THOMAS COEX / AFP)

Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, est sous le feu des critiques des oppositions, lundi 17 janvier, après que Mediapart (abonnés) a révélé que l'interview dévoilant le protocole sanitaire à l'école lors de la rentrée post-vacances de Noël a été réalisée depuis Ibiza, où il séjournait alors, sans que cela soit mentionné dans l'article.

L'annonce de ce protocole, dans les colonnes du Parisien dimanche 2 janvier, avait suscité la colère des enseignants pour sa publication jugée tardive et son accessibilité réduite : elle était dans un premier temps réservée aux abonnés du journal (l'article avait été rendu gratuit ensuite).

Des députés appellent à sa démission

Lundi soir, plusieurs membres des oppositions ont critiqué une "erreur de communication", selon les mots de l'ancien député LREM et désormais EELV Matthieu Orphelin.

Son collègue Aurélien Taché, également ex-LREM, a de son côté demandé la démission de Jean-Michel Blanquer, tout comme plusieurs députés LFI.

Idem pour le candidat EELV à la présidentielle, Yannick Jadot, qui a jugé qu'il s'agissait d'un "niveau de mépris et d'irresponsabilité" qui "n'est pas acceptable". 

Le candidat écologiste en a remis une couche sur le plateau des "4 Vérités" sur France 2, mardi matin : "Le problème, ce n'est pas Ibiza. Le problème, c'est le dilettantisme"

Invité de franceinfo, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a de son côté dénoncé l'"improvisation" du protocole à l'école et "le retour du bling-bling à un moment où tout le monde doit se serrer la ceinture", tout en estimant qu'"un ministre a le droit de prendre des vacances". Enfin, Marine Le Pen a évoqué "une désinvolture". "Partir passer ses vacances dans des endroits dits paradisiaques montre une forme de désintérêt", explique la candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle. 

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