"C'est vraiment un pass de la honte" : à Lyon, les manifestants se remobilisent face à l'arrivée du pass vaccinal

2 000 personnes se sont rassemblées sur la place Bellecour à Lyon ce samedi, pour dire leur opposition au futur pass vaccinal. Une nouvelle mobilisation est prévue la semaine prochaine. 

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Radio France
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Manifestation contre le pass sanitaire et le pass vaccinal à Lyon, le 8 janvier 2022.  (JOEL PHILIPPON / MAXPPP)

De parole de manifestants de la première heure, le regain est "clair" dans les deux manifestations organisées contre le pass vaccinal ce samedi 8 janvier à Lyon. "Ce sont tous des nouveaux, c'est bon signe", affirme un participant. "Parce que Macron, il nous met aux abois. Ce n'est pas plus bête que cela. Vous connaissez le ''code de Nuremberg'' ? Vous connaissez les droits de l'homme ? Si on ne veut pas se faire vacciner, on ne se vaccine pas. On fait ce qu'on veut. Et moi, je n'ai pas peur", insiste-t-il. 

Dans le cortège de la place Bellecour, où 2 000 manifestants se sont rassemblés, ils sont peu nombreux à porter le masque. Certains brandissent des drapeaux français, d'autres des slogans pour "emmerder" à son tour Emmanuel Macron. Ses propos sur les non-vaccinés, dans une interview au Parisien le 4 janvier, ont choqué Xenia : "Un président de la République qui dit ''Je vous emmerde'', rien que le terme est violent. Un président de la République n'a pas à dire ce genre de choses, surtout à ses citoyens".

Un sentiment de "discrimination pure et dure" 

Elle et son amie Maëlle travaillent dans le milieu du théâtre. Non-vaccinées, elles qualifient la situation de plus en plus difficile : "J'ai fait un stage de théâtre, où je n'étais qu'avec des gens vaccinés", raconte Maëlle. "Tous les matins, j'ai dû aller me faire tester, et j'étais la seule sur 20 à le faire. Ça m'a écœuré. J'ai vraiment ressenti de la discrimination pure et dure à ce moment-là", explique-t-elle. 

Avec le pass vaccinal, les tests ne seront plus acceptés. Selon Naïla, une autre manifestante, cette mesure est bien plus grave qu'une restriction de liberté. "Pour moi, c'est vraiment un pass de la honte", affirme-t-elle. "Ça crée une ségrégation, un apartheid, en divisant les gens vaccinés et les gens non-vaccinés, en créant encore plus de zizanie entre nous. Nous devons conserver nos libertés.", estime encore Naïla. 

"Il faut que la France redevienne ''Liberté, égalité fraternité''"

Naïla, manifestante

à franceinfo

Et le contexte favorise la mobilisation, relève Thibault Pillet, président du collectif "Lyon pour la liberté", organisateur du rassemblement. "Que les gens comprennent : que l'on soit 2 000 ou 50, au fond, on est des millions à penser pareil. Et même si physiquement, on n'est pas dans la rue, dans nos coeurs et dans notre esprit, on combat la même chose : ce pass sanitaire et la vaccination obligatoire", conclut-il.  

Les opposants au pass vaccinal à Lyon ont déjà prévu une nouvelle mobilisation samedi prochain, le 15 janvier. 

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