Vidéo Levée des restrictions sanitaires : Anne Hidalgo dénonce un "calendrier politique" et une "gestion chaotique" du Covid

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La candidate socialiste a également appelé à la vaccination et estime qu'il aurait fallu plus "miser sur les élus locaux".

"Quelle gestion chaotique ! Plus personne n'y comprend rien", a dénoncé sur franceinfo ce vendredi matin Anne Hidalgo, candidate du Parti socialiste à la présidentielle et maire de Paris, après les annonces de Jean Castex jeudi soir sur le calendrier pour lever les restrictions sanitaires. "Dans sa méthode, le gouvernement fait n'importe quoi et les Français sont perdus", a-t-elle ajouté.

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"On met tout le monde en stress sur le vote du pass", qui doit entrer en vigueur à partir de lundi sous réserve de la décision du Conseil constitutionnel ce vendredi. "Le gouvernement refuse des mesures qui permettaient d'aller vers un allègement automatique si l'épidémie descend, et une semaine après, on nous explique qu'il va y avoir des levées automatiques", s'agace la maire de Paris, qui dénonce "un calendrier politique".

Une gestion "trop verticale" pour Anne Hidalgo

"Je n'aurais pas du tout géré cette crise comme cela", a déclaré Anne Hidalgo. "J'aurais fixé le cap de la vaccination pour tous", a-t-elle affirmé, sans jamais parler d'obligation de vaccination, comme l'avait proposé le Parti socialiste. La candidate PS à la présidentielle a plutôt évoqué "une piste intéressante", mais sans "peine d'amende ou sanction. Je suis pour l'incitation maximale et qu'on aille tous se faire vacciner."

L'édile a expliqué qu'elle aurait, elle, "beaucoup misé sur les maires et les élus locaux pour mieux organiser" la gestion de crise, citant notamment l'école. "Les maires ont appris un dimanche soir avant le retour à l'école par le ministre de l'Éducation nationale le protocole qui s'imposait à tout le monde. Je ne dis pas que c'est facile de gérer une crise comme celle-là. Je suis lucide sur la difficulté d'une crise qui a touché le monde entier. Mais une épidémie se gère avec la population, c'est une politique de santé publique qu'il faut mettre en place, et pas en infantilisant la population", a-t-elle ajouté.

"La bonne nouvelle, c'est que cette élection présidentielle va peut-être pouvoir se dérouler dans un cadre où la crise sanitaire ne viendra pas entraver la rencontre avec les Français et où le gouvernement n'instrumentalisera pas la crise sanitaire", a par ailleurs espéré la candidate.

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