Les services de renseignements s'inquiètent du passage à l'acte de groupes radicaux après le confinement

Des appels à des manifestations et à actions contestataires dès le déconfinement se multiplient sur les réseaux sociaux.  

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Radio France
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Une poubelle en flamme boulevard de Port Royal à Paris, lors de la Marche pour le climat du 21 septembre 2019 perturbée par un black bloc.  (BENJAMIN  ILLY / RADIOFRANCE)

Les services de renseignement s'inquiètent du passage à l'acte de groupes radicaux d'ultra droite et d'ultra gauche, après le confinement, selon des notes confidentielles auxquelles franceinfo a pu avoir accès.

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Ils craignent ce que certains collectifs nomment "le jour d'après". Des agents sont chargés d'éplucher les réseaux sociaux, et tentent de repérer les appels à l'insurrection ou à l'action violente, pour "ne pas se laisser déborder", selon les mots d'une source au renseignement intérieur. Les services de renseignements craignent les appels à la convergences des luttes entre blouses blanches, et gilets jaunes.

Des mobilisations dès le déconfinement

Des appels à manifester post-confinements circulent déjà. Une page Facebook, intitulée "Refusons le retour à la normale", invite à des rassemblements partout en France à 11 heures le jour du déconfinement. À Nantes, des collectifs appellent à manifester le 21 juin, jour prévu pour le second tour des municipales.

Les services de renseignements sont aussi vigilants face à d'autres modes de lutte. Sur la page Facebook de "Lille insurgée", un texte anonyme appelle à renouer avec l'action directe, par exemple avec le sabotage. Et si cet appel est isolé, la Sécurité intérieure s'inquiète que l'idée d'un passage à un mode opératoire plus radical, "circule de plus en plus dans la mouvance d'ultra gauche".

Une source aux renseignements intérieurs tempère : pour l'instant rien n'indique qu'un passage à l'acte est prévu par ceux qui appellent à l'action violente sur internet, indique-elle à franceinfo.

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