Covid-19 : la Haute autorité de santé défavorable à la réintégration des soignants non-vaccinés

La HAS justifie cette décision par "le contexte actuel marqué par une nouvelle vague épidémique" et "la disponibilité de vaccins sûrs et efficaces".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Photo d'illustration. (Sophie Glotin/Radio France)

Dans un avis rendu public vendredi 22 juillet, la Haute autorité de santé (HAS) se dit "favorable" au maintien de l'obligation vaccinale contre le Covid-19 pour les soignants, considérant que "les données ne sont pas de nature à remettre en cause cette obligation vaccinale" pour les soignants dans les établissements de santé et en Ehpad. 

"En réponse à une saisine du ministre chargé de la Santé, la HAS rend un avis favorable au maintien de l’obligation de vaccination contre la Covid-19 des personnels exerçant dans les établissements de santé et médico-sociaux", écrit-t-elle dans son communiqué. La Haute autorité justifie sa décision par "le contexte épidémique dynamique", "les incertitudes sur l'évolution de l'épidémie dans les prochains mois" et sur "l'efficacité d’un schéma vaccinal complet à réduire le risque d’être infecté et de transmettre la maladie."

La HAS sur la même ligne que l'Académie de médecine et le Conseil scientifique

En premier lieu, la HAS considère donc que "le contexte actuel marqué par une nouvelle vague épidémique due au sous-lignage BA.5 du variant Omicron" justifie le maintien de l'obligation vaccinale pour les soignants. Deuxièmement, l'autorité évoque "la disponibilité de vaccins sûrs et efficaces face au variant Omicron" qui "participent à la limitation de la diffusion de l'épidémie".

Cette réintégration des soignants non-vaccinés est une demande de l'opposition à la majorité présidentielle, notamment du Rassemblement national et de la France insoumise, mais aussi chez certains membres des Républicains. Après la "ferme opposition" de l’Académie de médecine mardi, le Conseil scientifique, qui doit disparaitre le 31 juillet prochain, s'est lui déclaré "réservé" sur le retour de ces soignants n'ayant pas de couverture vaccinale, rappelant que la 7e vague de l'épidémie de Covid-19 reste "très présente"

Ce vendredi sur franceinfo, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy estimait que cette question concernait "un tout petit nombre de gens", évoquant 75 médecins et pharmaciens et entre 2 000 et 3 000 infirmières et aides-soignants suspendus.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Covid-19

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.