Covid-19 : jauge, pass, vaccination... Ce que l'on sait du protocole sanitaire en vigueur pour la rentrée universitaire

La ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a assuré que la rentrée à l'université se ferait "100% en présentiel", dans un entretien au journal "Le Parisien", mardi.

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Des étudiants dans un amphithéâtre, à Bordeaux, le 9 septembre 2020. (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

Après plusieurs mois passés à distance, derrière l'écran de leur ordinateur, septembre 2021 signe le retour en présentiel pour les 2,8 millions d'étudiants qui s'apprêtent à retrouver les bancs des amphithéâtres à partir du 13 septembre. Dans un entretien donné au journal Le Parisien (article payant), mardi 24 août, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a précisé les contours du protocole sanitaire, présenté le 30 juillet par le gouvernement.

Voici les dispositions prises pour cette rentrée universitaire, alors que la France est encore touchée par la quatrième vague de l'épidémie de Covid-19.

Tous les étudiants en présentiel, sans jauge

Cette rentrée sera "la plus normale possible", a assuré Frédérique Vidal dans Le Parisien. Les étudiants pourront revenir dans les bâtiments des universités et ce, sans aucune limitation d'accueil. Et la ministre d'insister : "100% des étudiants doivent être accueillis sur site."

"Il n'y aura pas de jauge dans les amphis, afin d'exploiter la capacité maximale des salles et de permettre le 100% présentiel", insiste la ministre. Cela signifie, selon ses propos, que la distanciation physique ne sera pas de mise dans les facs. En revanche, les gestes barrières, le port du masque et les consignes d'aération et de nettoyage des locaux restent en vigueur.

En cas d'amphis bondés, la ministre a notamment évoqué la possibilité, pour les chefs d'établissements universitaires, de dédoubler les salles, ou bien de "retransmettre le cours dans un autre amphithéâtre". 

Le président de Cergy Paris-Université a salué d'un "grand ouf" cette reprise des cours en présentiel, mercredi sur franceinfo. Une incertitude persistait notamment quant à la mise en place éventuelle de jauges à l'entrée des amphis. "On avait commencé à annoncer, dès le printemps dernier, qu'on essaierait de faire revenir tous les étudiants sur les campus. Restait à savoir si on aurait la possibilité d'avoir des jauges pleines sur les salles de classe ou pas", commente le président d'université.

Un isolement de sept jours pour les non vaccinés positifs

A partir de trois cas positifs de Covid-19 détectés au sein d'une même unité d'enseignement sur une période de sept jours, la règle en vigueur pour le milieu scolaire s'applique : les étudiants vaccinés n'auront pas à s'isoler. Mais, a précisé la ministre, dans le cas des non vaccinés, "les cas positifs et les cas contacts [seront], eux, isolés sept jours, tout en pouvant suivre de l'enseignement à distance", a précisé la ministre. 

Un "contact-tracing" (suivi des étudiants contaminés et identification des personnes susceptibles d'avoir été en contact avec une personne infectée) sera effectué par la Caisse primaire d'Assurance-maladie (CPAM). Côté dépistage, la ministre a assuré que 2,5 millions d'auto-tests avaient été livrés aux établissements pour la rentrée. Elle a aussi ajouté que "l'État prendra en charge toutes les commandes à venir" et que des distributions gratuites seront organisées. 

Un pass sanitaire pour certains événements

Le pass sanitaire ne sera pas requis pour accéder aux cours en présentiel. En revanche, il sera nécessaire pour assister à des événements ponctuels organisés au sein des campus. Frédérique Vidal explique qu'il "concernera par exemple les événements festifs de rentrée organisés par les associations étudiantes, ou lorsque les universités déploient des activités culturelles, sportives – sans lien avec les cursus – dans des établissements recevant du public extérieur". Les colloques scientifiques et les séminaires réunissant "plus de 50 personnes" sont également concernés. 

Une campagne vaccinale sur les campus

"Dans chaque campus principal, il y aura un site" de vaccination, piloté par l'Agence régionale de santé locale (ARS), a annoncé Frédérique Vidal. Le protocole sanitaire évoquait déjà la mise en place de "barnums" sur les campus pour assurer une campagne vaccinale "dès les premiers jours de septembre". 

Au-delà du site piloté par l'ARS, des services de santé universitaires pourront également être réquisitionnés. Enfin, pour les petits campus, ou pour les sites excentrés, "les étudiants pourront être envoyés dans un centre de proximité, avec des créneaux dédiés", a expliqué la ministre. 

Elle a également rappelé, le 21 août sur Twitter, qu'à ce jour, 80% des 18-24 ans ont déjà reçu une première injection. Selon les chiffres cités par la ministre, 66% d'entre eux ont un schéma vaccinal complet. Frédérique Vidal s'est fixée un objectif pour cette campagne de vaccination : "Mi-septembre, pour la rentrée universitaire, 80% des étudiants auront un schéma vaccinal complet", a-t-elle affirmé.

L'inscription à la Sécurité sociale pour les étudiants étrangers

Les étudiants étrangers vaccinés pourront accéder aux cours à l'université. En revanche, ceux qui proviennent de pays situés en zone rouge devront, avant leur départ, s'inscrire dans une Caisse primaire d'Assurance-maladie "pour que, lors de leur arrivée en France, il n'y ait pas de délai pour leur prise en charge vaccinale", a précisé la ministre. Dans le protocole publié fin juillet, le ministère assurait également que les étudiants étrangers seraient, au même titre que les étudiants français, "accompagnés dans le processus de vaccination".

Une enveloppe de 3,3 millions d'euros pour les étudiants

Enfin, alors que des études des syndicats Unef et Fage révélaient, mi-août, une hausse du coût de la rentrée pour les étudiants, la ministre a voulu se montrer rassurante. Elle a annoncé une revalorisation des bourses sur critères sociaux, qui sera effectuée "sur le double de l'inflation de 2020 (donc au global, 3,3% d'augmentation sur les trois dernières rentrées universitaires)".

Les repas Crous à 1 euro pour les boursiers et les étudiants précaires seront maintenus. Les frais d'inscriptions et les loyers des logements des Crous seront quant à eux gelés pour la rentrée. Au total, 3,3 millions d'euros seront mobilisés pour l'accompagnement social des étudiants. 

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