Coronavirus : l'impact de l'épidémie sur l'anxiété et le sommeil des Français

La crise sanitaire et le confinement angoissent et déstabilisent. 74 % des Français font d’ailleurs part de troubles du sommeil selon une enquête Coconel, menée par un consortium de chercheurs.

Article rédigé par
Aurélie Kieffer - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Une femme victime d'insomnie (illustration). (JEAN-FRANCOIS FREY / MAXPPP)

Privée de ses enfants et petits enfants, Claire-Anne, 75 ans, trouve le confinement très déprimant mais elle redoute aussi d’attraper et de transmettre le coronavirus. "La peur est venue, alors que je n'avais jamais vraiment peur, parce que ce qu'on sait sur ce virus n'est vraiment pas très clair, explique la septuagénaire. Les informations, dans la mesure où les meilleurs professeurs découvraient le virus au fur et à mesure, ont été une grande source d'anxiété. Je m’inquiète principalement pour mon mari."

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En cas d’anxiété, d’insomnie, ou de dépression, le site "COVID Ecoute" propose gratuitement des ressources et les conseils de spécialistes de la gestion du stress. La psychologue Stéphany Pélissolo recommande de s'accorder des moments de plaisir et de pratiquer la méditation, le yoga ou l'exercice. "L’exercice physique a un impact important sur la gestion du stress et de l'anxiété. On va apprendre à désengager la tension des pensées, ce qui n'est pas simple puisqu'on est habitué à avoir une attention qui se divertit avec les histoire que nous raconte notre cerveau. On parle donc de rééducation, on va apprendre à revenir dans le corps. Et c'est grâce à ça qu'on va pouvoir être plus calme, plus apaisé", indique la psychologue.

Se lever et s'occuper plutôt que rester allongé

C'est la même logique en ce qui concerne les troubles du sommeil. "Quand on est éveillé avec l'impression que la nuit est finie ou en sortant d'un cauchemar, il vaut mieux se lever et essayer de se distraire, lire, écouter de la musique dans une autre pièce", recommande Marc Rey, président de l’Institut national du Sommeil et de la vigilance.

"Quand vous restez allongé et que vous êtes bien réveillé, vous alternez des épisodes dans lesquels vous vous racontez un avenir plutôt triste et désagréable et, en même temps, vous dites 'j’ai perdu mon sommeil'. Mais vous n'avez pas perdu votre sommeil, vous avez fini un cycle et pour enclencher le suivant, il ne faut pas que vous soyez dans un stress trop important", précise Marc Rey.

Beaucoup d’autres recommandations sont à retrouver sur le site de l’Institut national du Sommeil et de la vigilance pour apprendre à gérer son sommeil. Un apprentissage d’autant plus essentiel que le manque de sommeil affaiblit notre système immunitaire, et nous rend plus sensible aux infections.

Les troubles du sommeil provoqués par l'épidémie : écoutez le reportage d'Aurélie Kieffer
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