Cet article date de plus d'un an.

Coronavirus : avec le prolongement du confinement, le gouvernement s'attend finalement à un recul du PIB de 8% en 2020

Le ministre de l'Economie a annoncé cette prévision révisée mardi. Une récession de 6% était jusqu'ici évoquée.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire lors d'une conférence de presse à l'Elysée, le 8 avril 2020. (IAN LANGSDON / POOL)

Le prolongement du confinement jusqu'au 11 mai implique des conséquences économiques plus sévères pour la France. Le gouvernement a revu sa prévision de croissance en 2020 "pour tenir compte de ces 15 jours de confinement supplémentaire" et s'attend désormais à une récession de 8%, a annoncé le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, mardi 14 avril, sur BFMTV et RMC.

"C'est une décision de sagesse qui a été prise par le président de la République, mais évidemment ça aura un impact plus fort sur notre croissance nationale", a expliqué le ministre de l'Economie. Jusqu'ici, le gouvernement tablait sur une récession de 6%, et une levée du confinement mi-avril.

"Des prévisions à prendre avec prudence"

Dans le même temps, sur franceinfo,Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics, affirmait que la France allait "passer de -7,6% de déficit à -9% de déficit". Ces deux estimations seront incluses dans le projet de loi de finances rectificative que le gouvernement présentera mercredi, pour mettre en place des mesures de soutien aux entreprises. 

"J'aimerais être certain que nous en resterons là", a ajouté Bruno Le Maire, expliquant que l'incertitude économique mondiale compliquait les pronostics. "Il faut prendre toutes ces prévisions avec beaucoup de prudence", a-t-il estimé. Le ministre de l'Economie a par ailleurs annoncé un renforcement du fonds de solidarité aux entreprises, dont le montant total sera porté à 7 milliards d'euros. L'aide aux entreprises menacées de faillite "va être portée de 2 000 à 5 000 euros". 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.