Reconfinement : ce qui change et ce qui ne change pas après les annonces d'Emmanuel Macron

Les nouvelles dispositions du confinement qui débutera vendredi devraient être plus souples que celles décidées en mars.

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France Télévisions
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Un bar fermé à Paris, le 6 octobre 2020.
 (THOMAS COEX / AFP)

Les Français doivent à nouveau se confiner vendredi à minuit, a annoncé Emmanuel Macron, mercredi 28 octobre. Le chef de l'Etat a indiqué dans son allocution qu'il fallait "aller plus loin" que le couvre-feu du 17 octobre. Par ailleurs, le confinement d'une partie de la population n'a pas été jugé "suffisant en l'état actuel".

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Le confinement du printemps 2020, qui avait duré près de deux mois, était toutefois plus strict que celui qui prendra effet le 30 octobre. Qu'est-ce qui change ? Qu'est-ce qui ne change pas ? Franceinfo fait le point. 

Ce qui change

Les crèches, écoles, collèges et lycées restent ouverts. Si, au printemps, les élèves avaient dû demeurer à la maison, ils seront cette fois accueillis au sein des établissements dès la rentrée, lundi 2 novembre

En outre, une nouvelle fois, le télétravail est à privilégier "partout où c'est possible", a précisé le président de la République. Mais les secteurs restant ouverts seront bien plus nombreux qu'au printemps : les usines, les travaux publics continueront leur activité, tout comme les guichets de services publics.

Par ailleurs, contrairement au premier confinement, les visites dans les Ehpad et les maisons de retraite seront autorisées, dans le respect des gestes barrières et des mesures sanitaires. 

Pour ce qui concerne les voyageurs exceptionnels ou les Français de l'étranger, toute personne qui arrivera sur le territoire français sera testée. "Aucun voyageur ne doit pouvoir entrer sur le territoire européen sans qu’on soit certain qu’il n’est pas porteur du virus", a insisté Emmanuel Macron.

Ce qui ne change pas

Le confinement implique de rester chez soi au maximum. Comme au printemps, il faudra se munir d'une attestation pour toute sortie et avoir un motif valable : aller au travail, faire ses courses, aller chez le médecin, aider un proche, ou effectuer une courte promenade n'excédant pas une heure près de son domicile. 

Les réunions privées qui dépassent le cadre du strict noyau familial restent interdites tout comme les rassemblements publics. L'ensemble des commerces définis comme "non essentiels" devront fermer. Cela comprend également les établissements recevant du public, comme les bars et les restaurants. Les salariés et les employeurs qui ne peuvent pas travailler continueront quant à eux à bénéficier du chômage partiel.

Les déplacements entre les régions demeurent interdits tout comme les voyages à l'étranger, sauf exception. Les frontières à l'intérieur de l'espace Schengen ne sont pas fermées, au nom de la libre circulation des citoyens européens, mais impossible de les traverser sans un motif valable.

Ce qui reste à préciser

Les établissements scolaires restent ouverts, mais les cantines n'ont pas été mentionnées par le chef de l'Etat. Il reste à savoir si elles pourront accueillir les élèves ou si, comme après le déconfinement, les élèves devront prendre leur déjeuner dans les salles de classe, en mangeant des repas froids ou préparés par les familles.

Des incertitudes demeurent également concernant les retours de vacances de la Toussaint. Le président de la République a évoqué une "tolérance" pour que les familles puissent regagner leur domicile. Cependant, il n'a pas précisé si une attestation serait nécessaire pour ces déplacements, ni quels seront les justificatifs demandés. 

De plus, des mesures de trésorerie seront prises pour soutenir les entreprises face au paiement de leurs charges, mais aucun budget précis n'a été communiqué par Emmanuel Macron. 

Pour éclairer les annonces du président de la République, le Premier ministre, Jean Castex, prendra la parole jeudi à 18h30 lors d'une conférence de presse. Des protocoles sanitaires devraient également être publiés dans la journée par les différents ministères concernés. 

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