Pas de réouverture avant le 15 janvier pour les cafés et restaurants : "Une politique des petits pas" et "un vrai supplice" pour la profession, dénonce l'Umih

Une réouverture des cafés, bars et restaurants n'est pas prévue avant le 15 janvier en raison de la situation sanitaire, selon les informations de franceinfo.

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Un bar fermé à Lille à cause du confinement, en octobre 2020.  (FRANCOIS CORTADE / FRANCE-BLEU NORD)

"il va falloir rapidement que le président de la république et le premier ministre se reconnectent à leur pays et à leurs territoires", a réagi lundi 16 novembre sur franceinfo Thierry Grégoire, président de l’Union des métiers des industries de l’hôtellerie (Umih) saisonniers alors qu'une réouverture des bars, cafés et restaurant n'est pas envisagée avant le 15 janvier, selon nos informations, à cause de l'épidémie de Covid-19

Un secteur en difficulté et en danger 

Thierry Grégoire dénonce "une politique des petits pas", avec des dates "qui sont sans arrêt repoussées". La profession est dans "l'incertitude la plus totale" et vit "un vrai supplice" après "neuf mois de sacrifices intenses de notre secteur d'activité, de fermetures, de réouvertures, de protocoles sanitaire, de couvre-feu en octobre puis de reconfinement".

Pour le patron de l'Umih, "on est en train de jeter tout un secteur d'activité qui est essentiel, parce que nous sommes des lieux de liberté". S'il ne conteste pas la gravité de la situation sanitaire, il se sent malgré tout dans "une dictature sanitaire". "L'économie est sacrifiée au profit du sanitaire", dénonce Thierry Grégoire qui rappelle que l'hotellerie représente "un million de salariés et plus de 250 000 entreprises". 

Beaucoup de mes collègues qui sont très calmes, qui ne cherchent pas du tout aujourd'hui à descendre manifester de façon violente, qui sont des gens responsables, qui ont fait beaucoup de sacrifices de toute une vie, sont en train de se retrouver mis pratiquement au bord de la ruine.

Thierry Grégoire

à franceinfo

Pour beaucoup de professionnels, "c'est une épreuve psychologique qu'ils vivent extrêmement mal. Beaucoup de gens sont au bord du suicide". En tant que responsable patronal, Thierry Grégoire fait valoir sa "responsabilité qui est de dire au Premier ministre, à l'exécutif, au président de la République, le coûte-que-coûte, aujourd'hui, il n'y est pas. Le compte n'y est pas".

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