"On n'est pas du tout tenté", "ça va être mieux que d'habitude"... les soldes d'été, quatre semaines cruciales pour l'activité commerciale

Avec trois semaines de retard, les soldes démarrent mercredi 15 juillet dans un contexte plus que délicat pour les commerçants contraints d'écouler leurs stocks. Le comportement des clients après huit semaines de confinement sera scruté de près. 

Avec les stocks d\'invendus à écouler, les rabais devraient être importants dès les premiers jours des soldes. Photo d\'illustration
Avec les stocks d'invendus à écouler, les rabais devraient être importants dès les premiers jours des soldes. Photo d'illustration (MARC OLLIVIER / MAXPPP)

Elles auraient dû débuter le 24 juin dernier. Mais les soldes débutent bien ce 15 juillet et dureront jusqu'au 11 août dans toute la France. Un report sur demande des petits commerçants qui ne pouvaient pas imaginer vendre leurs marchandises à perte. La fédération de l'habillement par exemple espérait pouvoir attendre jusqu'au 19 août pour casser les prix mais Bercy n'a accordé qu'une rallonge de trois semaines

Après la fermeture des boutiques pendant les huit semaines de confinement, le retour des clients représente donc un enjeu majeur pour les enseignes. Mais l'envie de faire des bonnes affaires semble parfois manquer parmi les clients potentiels. "On a décidé de moins acheter pendant le confinement. Donc on n'est pas du tout tenté par les soldes, aucune envie", explique cette parisienne au micro de franceinfo. 

La crainte de la foule 

Le confinement a amené beaucoup de clients à s'interroger sur leurs achats. Mais l'autre effet qui pourrait peser dans la balance, c'est la crainte de s'exposer aux mouvements de foule. "J'ai plus tendance à regarder en ligne, c'est quand même beaucoup plus confortable et on a moins cette angoisse d'être dans les foules. S'il y a trop de monde dans les magasins, je n'aurais pas tendance à vouloir y rentrer", confie cette autre cliente, inquiète face à la crise sanitaire. 

Toutefois, le confinement a eu une autre conséquence, qui pourrait bien aider à rebooster les ventes, celle de créer un sentiment de frustration chez les amateurs de bons plans : "on les attend quand même avec impatience surtout que l'on n'a pas pu se rendre dans les boutiques physiques pendant un long moment. Avec le confinement on n'avait rien à se mettre, on restait en pyjama donc je pense qu'on va courir aller faire les soldes !", témoigne cette parisienne. 

Les plus stratégiques tablent même sur des prix beaucoup plus cassés que les autres années. Pour ce futur client, "ça va être encore mieux que d'habitude, les magasins sont en surstockage, ça va être 'tout benef' pour nous".