Coronavirus : dans l'hypothèse d'une reprise de l'épidémie, le gouvernement a des scénarios de reconfinement "aboutis"

Le gouvernement travaille sur quatre scénarios de reconfinement possibles vous révélait franceinfo ce lundi matin. Invité de la matinale, Olivier Véran, le ministre de la Santé, a assuré que ces scénarios étaient "non seulement à l'étude, mais aboutis" en cas de forte reprise de l'épidémie.

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File d'attente devant l'IHU de la Timone à Marseille. Les personnes attendent pour se faire dépister du coronavirus, deux mois après la fin du confinement, Marseille, le 16 juillet 2020. (NICOLAS VALLAURI / MAXPPP)

Reconfinement localisé, à l’échelle d’un département, d’une ville, pourquoi pas d’un quartier, l'exécutif travaille sur quatre scénarios, du moins grave au plus grave, avec pour chacun de ces scénarios la possibilité de répondre par des mesures progressives, selon les informations recueillies par franceinfo lundi 20 juillet : limitation des déplacements, interdiction des rassemblements, fermeture des bars et des restaurants.

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Invité de franceinfo lundi 20 juillet, le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran va plus loin et confirme que des scénarios étaient "non seulement à l'étude, mais aboutis" en cas d'une forte reprise de l'épidémie de coronavirus."Tous les scénarios sont non seulement à l'étude, mais aboutis", confirme le ministre de la Santé. "Nous avions travaillé avec le Conseil scientifique avant même le déconfinement. (...) Il y a des mesures qui sont appliquées dans différents coins de notre territoire", a-t-il expliqué.

Mettre rapidement en place l’accès aux tests sans prescription médicale

Par-dessus tout, le gouvernement veut éviter le retour au confinement général de tout le pays, qui aurait des conséquences désastreuses, en particulier pour l’économie. Le retour au confinement général, c’est le scénario 4. Pour l’éviter, les autorités de santé espèrent mettre en œuvre rapidement, peut-être dès cette semaine, le souhait d’Emmanuel Macron : l’accès aux tests sans prescription médicale. Cela pourrait passer par un texte de loi ou par des bons de la caisse d’Assurance maladie envoyés directement à la population.

Le ministère de la Santé veut aussi accélérer la mise en service des tests salivaires, jugés plus simples et surtout moins désagréables que les tests par écouvillons, ces grands cotons-tiges nécessaires aux prélèvements nasaux. Le but étant que tout le monde puisse se faire dépister, y compris sur son lieu de vacances.

La mise en place d'un "plan gradué"

Sur franceinfo, Olivier Véran a expliqué à quel moment l'un des scénarios pourrait être mis en place : "Si dans un endroit, quand vous testez 100 personnes, il y en a vingt qui sont positives et que vous êtes étonné de le constater, cela veut dire vous avez perdu la trace des chaînes de contamination, explique-t-il. Là, vous vous dites que le virus circule trop, il faut mettre le couvercle. On a un plan gradué : on protège les personnes fragiles dans les Ehpad, les personnes fragiles isolées, les personnes âgées, etc.", a-t-il expliqué.

Si le gouvernement a la possibilité de reconfiner hors du cadre de l'état d'urgence sanitaire, Olivier Véran a regretté que les sénateurs de droite aient "considéré qu'il fallait limiter les pouvoirs entre guillemets d'action" du gouvernement. Le Sénat a adopté en juin le projet de loi organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire après le 10 juillet en limitant les restrictions que pourra prendre le gouvernement. 

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