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À Vélizy, des parents d’élèves "pas du tout rassurés" mais "impatients" aussi de voir comment le premier jour d’école va se dérouler

Impatience et appréhension sont les deux mots qui priment, témoigne mardi 12 mai sur franceinfo la présidente de l’association des parents d’élèves de Vélizy, Stéphanie Ruchaud.

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Radio France
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L'heure de l'école post-confinement a sonné pour 1 million d'élèves mardi 12 mai 2020 (photo d'illustration). (THIERRY COLIN / RADIO FRANCE)

Alors qu’environ 40% des familles de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) ont décidé, selon le maire de la ville, de renvoyer leurs enfants à l’école, les parents d’élèves attendent ce premier jour de l’"école d’après" avec un mélange d’impatience et d’appréhension, témoigne mardi 12 mai sur franceinfo la présidente de l’association des parents d’élèves de Vélizy, Stéphanie Ruchaud. "Pas du tout" rassurée par les différentes sorties de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, elle estime toutefois que la reprise de l’école est une bonne chose pour les familles dont les relations se sont détériorées pendant le confinement.

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franceinfo : Quel est le sentiment qui prédomine avant la reprise de l’école ? Vous attendez cette journée avec impatience ou avec appréhension ?

Stéphanie Ruchaud : Avec les deux, très honnêtement. L'impatience, parce qu'il est temps pour certains enfants de retourner à l'école. Et l'inquiétude, parce qu'aujourd'hui, on ne sait pas comment vont se dérouler les journées. Les parents sont inquiets du déroulé de la journée, de comment vont se sentir les enfants et les parents sont aussi inquiets quant au risque d'attraper le coronavirus.

Le protocole mis en place, ces fameuses 63 pages de recommandations édictées par l'Education nationale, ça ne vous a pas complètement rassurée ?

Non pas du tout, parce qu'il est à la fois très détaillé sur certaines choses et à la fois très flou sur d'autres. Aujourd'hui, c'est très compliqué pour nous, parents d'élèves, d'envisager une rentrée, par exemple sur des petits. Avec ce protocole, c'est vraiment très compliqué à mettre en place. Sur des élèves plus grands, ça nous paraît déjà un peu plus judicieux.

Ça a été difficile ces deux mois à la maison, période où il a fallu jongler entre le travail à distance et l’école à distance… C'est une période qui vous marquera ?

Ça marquera beaucoup de familles sur beaucoup de choses. Pour beaucoup de familles, ce confinement, ça peut avoir rapproché. Pour certaines, ça peut avoir détérioré les relations avec les enfants parce que nous ne sommes pas des enseignants, nous ne sommes pas des professeurs. Et enseigner, expliquer des leçons tout en travaillant, c'est très compliqué. Et enseigner, c'est un métier. Qu'ils font très bien d’ailleurs.

Il y a deux camps aujourd’hui, entre les parents qui décident de remettre leurs enfants à l'école et les autres, qui préfèrent les garder à la maison ?

Les arguments des uns et des autres sont compris par tout le monde. Et puis, il y a aussi les parents qui sont entre les deux qui nous disent : "Je voudrais bien, mais je ne sais pas comment ça va se passer, alors je ne vais pas mettre tout de suite. Mais peut être après". Donc, on a franchement trois catégories de parents, avec des vrais échanges, et absolument pas de clans. Il y a des familles qui attendent de savoir comment ça se passe pour savoir ce qu'elles font.

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