Consommation : privilégiez les circuits courts

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Depuis le premier confinement, les Français plébiscitent une nouvelle façon de faire ses courses : le circuit court. Prix serrés, produits plus frais, proximité avec le producteur, la formule présente de nombreux avantages.

Article rédigé par
Sophie Coisne (60 millions de consommateurs) - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les casiers d'un distributeur automatique de fruits et légumes en Alsace. (JEAN-FRANCOIS FREY / MAXPPP)

En gare de Strasbourg et de Colmar, à côté des viennoiseries et des cafés à emporter, le voyageur peut désormais acheter du Münster et de la choucroute sous vide, dans des casiers réfrigérés. Dans les Weppes, dans le Nord, des distributeurs automatiques ouverts en bord de route 7 jours sur 7, 24h sur 24, proposent des pommes de terre, des salades ou encore des pièces de bœuf. Point commun de ces casiers ? Ils sont remplis par les producteurs eux-mêmes. C’est ce que l’on appelle un circuit court. Une forme de forme de commerce dans laquelle il n’y a qu’un seul intermédiaire entre le consommateur et l’agriculteur. 

En période d’inflation, cette formule a un avantage de taille : le prix des produits, souvent moins élevé que dans les grandes enseignes. Ils sont aussi produits localement, à quelques kilomètres seulement du casier dans lequel ils sont vendus.  Enfin, pour l’agriculteur, c’est un moyen de dégager une marge plus importante que dans les circuits traditionnels. D’ailleurs la profession ne s’y trompe pas : en 2020, un agriculteur sur quatre s’était lancé dans une forme de circuit court, que ce soit sous forme de casier, de drive fermier ou de vente à la ferme

Des réseaux, des circuits identifiés

Le réseau Bienvenue à la ferme, qui compte 8 000 agriculteurs adhérents, a ainsi développé 5 000 points de vente directs. Pour compléter, il a créé des magasins en circuits courts, proposant des produits de la ferme 100 % de saison. Quatre magasins sont déjà implantés dans l’Eure, les Côtes-d’Armor, la Mayenne et l’Orne. Ils sont complétés par des points de retrait en gare.

Sur internet, des sites recensent les producteurs qui font de la vente directe. Les amateurs de viande y trouveront l’adresse d’éleveurs qui proposent leurs pièces au détail et sous forme de colis de cinq, huit ou dix kilos, Ces lots doivent être réservés et obligent à acheter en grande quantité. Mais les prix sont très avantageux. D’après nos relevés, comptez autour de 10€ le kilo pour le porc et de 12 à 17€ pour le bœuf. 

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