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Covid-19 : le variant Omicron se répand très rapidement en Europe et pourrait être majoritaire en France en janvier

A l'approche des fêtes de fin d'année, la diffusion rapide du variant du Covid-19 Omicron inquiète les autorités. Un conseil de défense sanitaire est prévu vendredi.

Article rédigé par franceinfo - Anne Le Gall
Radio France
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Temps de lecture : 2 min
Un technicien de laboratoire s'occupe du séquençage de prélèvements positifs au Covid-19, au laboratoire de virologie de l'hôpital Henri-Mondor (AP-HP) de Créteil (Val de Marne), le 7 décembre 2021. (THOMAS SAMSON / AFP)

Un conseil de défense sanitaire doit se tenir vendredi 17 décembre pour examiner de possibles mesures supplémentaires afin de faire face à la cinquième vague de Covid-19. En effet, à l’approche des fêtes, la diffusion rapide du variant Omicron inquiète les autorités. Ce variant se répand à une vitesse inédite jusqu’ici, a prévenu l’Organisation mondiale de la santé.

Au Royaume-Uni, le nombre de cas est multiplié par huit chaque semaine. Omicron est déjà à l’origine de 40% des contaminations à Londres et risque de devenir dominant avant Noël. De son côté, le Danemark, réputé pour sa très bonne surveillance du virus, estime qu’Omicron pourrait être dominant sur son territoire d'ici le 19 décembre.

Possiblement 300 000 hospitalisations à venir

En France, 170 cas de Covid-19 dus à ce variant sont formellement confirmés au 16 décembre mais Omicron circule à bas bruit. Au vu de sa vitesse de diffusion chez nos voisins, les experts estiment qu’il risque de devenir dominant en France début janvier.

D'après les premières données sud-africaines - qui demandent cependant à être consolidées - ce variant n'est pas plus dangereux que le variant Delta. A priori, Omicron ne cause pas de symptômes plus graves sur le plan individuel. Le problème est qu’avec ce variant plus contagieux, les cas sévères seront mathématiquement plus nombreux. Les personnes non vaccinées sont les plus vulnérables.

Mercredi, le Pr Jean-Michel Constantin, secrétaire général de la société française d'anesthésie et de réanimation, estimait sur franceinfo qu’avec six millions de personnes non vaccinées à l'heure actuelle en France, 300 000 patients pourraient se retrouver à l'hôpital à cause du variant Omicron, en prenant l'hypothèse basse selon laquelle 2% d'entre eux risque de faire une forme grave. Actuellement, 2 800 personnes se trouvent en réanimation à cause du Covid-19 et le gouvernement, qui se base sur les données de l'institut Pasteur, indique qu’il pourrait y en avoir 4 000 au moment des fêtes.

Omicron réduit l'efficacité des vaccins

Et pourtant, la France est en majorité vaccinée. Malgré le vaccin, Omicron arrive à contourner une partie de nos défenses immunitaires, même lorsqu’on est vaccinés avec deux doses. Une étude en Afrique du Sud a montré que, face à Omicron, la protection contre les formes graves tombe à 70% avec deux doses contre 93% auparavant face à Delta. D’où le rôle crucial de la dose de rappel, qui fait remonter l’immunité.

Attention cependant : "Le vaccin protège contre l'hospitalisation, pas contre la diffusion du virus", rappelle le Pr Jean-Daniel Lelièvre, expert vaccin à la Haute autorité de santé. A l’approche des fêtes, il faut donc maintenir les gestes barrières, même chez les vaccinés. Ce qui signifie : aération, masque et éventuellement test avant les fêtes, selon les préconisations du conseil scientifique.

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