Covid-19 : un conseil de défense sanitaire aura lieu vendredi pour examiner d'éventuelles "mesures complémentaires", annonce Olivier Véran

"La cinquième vague est probablement la plus forte que nous ayons connue depuis le début de la pandémie", a déclaré le ministre de la Santé devant les députés mercredi.

Olivier Véran devant l\'Assemblée nationale à Paris le 14 décembre 2021.
Olivier Véran devant l'Assemblée nationale à Paris le 14 décembre 2021. (ALAIN JOCARD / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"La cinquième vague est probablement la plus forte que nous ayons connue depuis le début de la pandémie." Devant les députés, le ministre de la Santé a évoqué, mercredi 15 décembre, une "vague longue", qui "frappe tout le pays sans distinction", avec le "taux d'incidence le plus élevé" jamais atteint, dépassant 500 cas pour 100 000 habitants. Des chiffres alarmants qui nécessitent la tenue d'un nouveau conseil de défense sanitaire vendredi, pour examiner d'éventuelles "mesures complémentaires", a appris franceinfo auprès d'une source gouvernementale. Suivez notre direct.

L'agence européenne chargée des épidémies demande une "action forte" est "urgente" face à la progression rapide du variant Omicron. "Dans la situation actuelle, la vaccination seule ne nous permettra pas d'empêcher l'impact du variant Omicron, car il n'y a pas le temps pour combler les déficits de vaccination toujours existants", a déclaré la directrice du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), Andrea Ammon, dans une allocution vidéo, mercredi.

Le gouvernement prévoit "4 000 patients en réanimation autour des fêtes". "La pression va continuer à s'accentuer à l'hôpital dans les prochaines semaines", a prévenu le porte-parole du gouvernement à la sortie du Conseil des ministres. Gabriel Attal a souligné que le taux d'incidence "dépasse les 500" depuis deux jours en France, "le record du plus haut taux d'incidence mesuré dans notre pays", et que le nombre de patients en réanimation devrait atteindre les 4 000 "autour des fêtes", contre près de 2 800 mardi (et 6 000 en avril dernier). Le secrétaire d'Etat a également alerté sur le fait qu'il pourrait y avoir "de nouvelles décisions d'ici la fin de la semaine", en mentionnant une accélération de la campagne vaccinale et le renforcement des contrôles aux frontières.

Un vaccin de plus disponible pour la dose de rappel. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré mercredi que le vaccin Janssen, de Johnson & Johnson, pouvait être utilisé pour des doses de rappel au moins deux mois après la première dose chez les personnes de 18 ans et plus. "La recommandation fait suite aux données montrant qu'une dose de rappel du vaccin anti-Covid-19 Janssen administrée au moins deux mois après la première dose chez les adultes a entraîné une augmentation des anticorps contre le Sars-CoV-2", a annoncé l'EMA dans un communiqué. Il s'agit du troisième vaccin, après ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, à pouvoir être utilisé dans l'UE pour un rappel chez les adultes.

Début de la vaccination des enfants en Europe. La ville de Berlin, la Grèce ou encore l'Espagne et la Hongrie débutent des campagnes de vaccination des enfants de moins de 12 ans, une tranche d'âge parmi les plus exposées aux contaminations actuelles.

En France, seuls les enfants "à risque" sont concernés. Il s'agit d'enfants souffrant de maladies hépatiques chroniques, maladies cardiaques et respiratoires chroniques, neurologiques, d'obésité, de diabète, d'immunodéficience primitive ou atteints de trisomie 21. La campagne de vaccination devrait toutefois se généraliser, sur la base du volontariat, à tous les autres enfants dans les jours ou semaines à venir. 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #COVID_19

22h35 : Le pass sanitaire est désormais en vigueur outre-Manche, malgré l’opposition d’une centaine de députés conservateurs, qui figurent donc dans le camp du Premier ministre, Boris Johnson. C’est la plus forte opposition qu’il rencontre depuis le début de son mandat, note la BBC.

21h31 : "C’est facile de gagner le tiercé avec le résultat des courses."

Interrogé sur les problèmes rencontrés par le gouvernement au début de l'épidémie, Emmanuel Macron a tenu à rappeler que le virus était une situation inédite. "Oui, nous nous sommes retrouvés démunis" sur la question des masques, a-t-il quand même reconnu. Cela ressemble à un léger mea culpa.

21h29 : "Ce n'est pas un problème de lits, c'est un problème de personnel. La situation de l'hôpital ne date pas cette crise. En 2018, je mets fin à 15 années de déflation pour former plus de médecins et repartir en réinvestissant. Je le fais en 2018, sans doute, trop peu, au regard de la crise (...). Là-dessus, la crise arrive en 2020, et donne lieu à une réaction extraordinaire de la part de nos soignants. Il y a eu une solidarité exceptionnelle. Tout le monde a eu bloc."

21h26 : "La ministre de la Santé a même été plus alarmiste que l'OMS", a déclaré Emmanuel Macron. Il est vrai que l'OMS espérait à la fin janvier 2020 que la Chine stopperait la diffusion du virus, mais Agnès Buzyn n'était guère plus inquiète. La ministre a déclaré le 24 janvier : "le risque d'importation [du virus] depuis Wuhan est pratiquement nul" et "le risque de propagation est très faible".

21h29 : "A l'époque, j'étais attaqué parce que le confinement n'était pas assez dur", rappelle Emmanuel Macron. "Il y avait un consensus des médecins qui me disaient 'on est en train de se faire déborder' et la seule solution, c'est la plus archaïque, c'est le confinement. On n'isole pas les malades, on ferme tout."

21h23 : Début 2020,"nous étions conscients que ce virus était redoutable. La ministre de la Santé nous avait alerté en étant plus alarmiste que l'OMS. (...) Nous avons vu arriver ce virus en Italie. On voyait la mort rôder. On a très longtemps pensé qu'on parviendrait à écraser le virus dès qu'un cas apparaîtrait, ce qu'on a bien fait en début d'année 2020. (...) La Chine, qui produisait des masques, a confiné et confine encore."

21h24 : L'hypothèse d'une obligation vaccinale "existe", a également prévenu à l'instant Emmanuel Macron. Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement cherche à éviter cette piste. Mais le chef de l'Etat rappelle que plusieurs millions de personnes n'ont toujours pas été vaccinées.

21h19 : Emmanuel Macron martèle en ce début d'interview les mots d'ordre de la politique sanitaire du gouvernement : prudence face à la 5e vague épidémique, nécessité de continuer la campagne vaccinale, gestes barrières... "Il est très probable que l'on [doive] aller vers des rappels réguliers", annonce-t-il sur la vaccination.

21h17 : #MACRON "Je pense que c'est souhaitable [de vacciner les enfants de 5 à 11 ans] mais c'est le choix des parents."

Emmanuel Macron est interrogé sur sa stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19. Il évoque la possibilité de vacciner les jeunes enfants, en plus du pass sanitaire et d'insister sur les gestes barrières. "Nous sommes quasiment à l'obligation vaccinale, quand vous avez 90% des personnes qui peuvent se faire vacciner qui l'ont fait."

20h55 : Vous avez tout à fait raison, je reconnais bien là nos lecteurs avisés biberonnés aux "Chiffres et les lettres" :-) (Moi j'ai fait bac ES, désolé)

20h55 : 6 000 000 x 2 % = 120 000 non ? Beaucoup trop quand-même bien sûr

20h46 : "La mise en danger du système de santé est clairement identifiée à l'heure actuelle : 80% des malades en réanimation sont des patients non vaccinés."

Interrogé par franceinfo, Jean-Michel Constantin s'est livré à un petit calcul : "Si on dit qu'il y a six millions de personnes qui ne sont pas vaccinées à l'heure actuelle en France et si on prend la fourchette basse, c'est-à-dire que deux pour cent d'entre eux vont faire une forme sévère qui va les conduire à l'hôpital, on a un réservoir de 300 000 patients qui seront à prendre en charge."

20h49 : Dès demain, le méga-centre de vaccination de Saint-Quentin-en-Yvelines va rouvrir ses portes, souligne Le Parisien. Au pic de sa capacité, on peut y procéder à 3 000 injections par jour.

20h23 : Un tiers des habitants du village jurassien de Chissey-sur-Loue ont attrapé le Covid-19 ces derniers jours, alors que le taux de vaccination dans la commune frôle les 75%. Hypothèses privilégiées pour expliquer ce raz-de-marée : une soirée cancoillotte géante suivie d’une soirée Beaujolais, rapporte Le Parisien.

Cloudy With A Chance Of Meatballs Eating GIF

20h21 : @Macabunel Ah non, pas du tout, l'ordonnance est nécessaire pour les personnes non vaccinées. La liste complète des personnes concernées par la gratuité est à retrouver sur le site Service Public.

20h20 : Bonsoir, Est il vrai que lorsque nous sommes vaccinés, il nous faut quand même une ordonnance pour effectuer un test PCR, si nous sommes déclaré cas contact sur l'appli tousanticovid ??? C'est ce que m'a soutenu mon pharmacien. Merci pour votre réponse et merci pour votre travail.

20h09 : Il est 20 heures ! On grignote vite son sandwich comme à la rédaction et on assouvit son appétit pour l'actu !

Il fait le bilan, calmement ? Emmanuel Macron va revenir sur les cinq années de son mandat dans une longue interview sur TF1. Nous la suivrons minute par minute dans ce direct.

Les départs en vacances s'annoncent agités dans le Sud-Est. Seul un TGV sur deux circulera sur cet axe, vendredi, en raison d'un mouvement de grève, annonce la direction.

Un conseil de défense sanitaire aura lieu, vendredi, pour examiner d'éventuelles "mesures complémentaires" face notamment au variant Omicron. Parallèlement, le nombre d'injections a battu un record aujourd'hui, boostées par la ruée sur le rappel.

Vont-elles ramener la coupe à la maison ? Les handballeuses françaises disputent un quart de finale du Mondial à hauts risques face à la Suède. On suivra ça dans trente petites minutes.

19h47 : @gagane 41 Vous trouvez dans notre tableau de bord la courbe des décès. Au total, 120 983 personnes sont mortes du Covid-19 en France, dont 93 992 à l'hôpital.

19h45 : Je ne vois jamais le chiffre du cumul des décès en France depuis le début de l épidémie ?Pouvez-vous le publier. Merci

19h42 : Autre chiffre significatif repéré par notre confrère du Parisien Nicolas Berrod, l'explosion des injections de troisième dose de vaccin, qui ont atteint un record aujourd'hui.

19h25 : L'étape de montagne reine du prochain Tour de France ? Non, le taux d'incidence dans l'Hexagone, qui continue de grimper en flèche.

19h22 : On dénombre par ailleurs 1 453 nouvelles hospitalisations lors des dernières 24 heures. Soit 1 203 nouvelles hospitalisations par jour en moyenne sur les 7 derniers jours. Côté réanimation, on compte 2 843 patients actuellement dans ces services.



19h21 : Les chiffres du jour de Santé publique France viennent de tomber : on dénombre 65 713 nouveaux cas sur les dernières 24 heures. Soit 50 131 cas par jour en moyenne sur les 7 derniers jours.

19h19 : En gros, les Français ayant été massivement vaccinés avec du Pfizer, le gouvernement a décidé d'écouler son stock de Moderna en le privilégiant pour la troisième dose des plus de 30 ans. Mais le vaccin de Moderna est plus concentré que celui de Pfizer, d'où le choix initial de ne proposer qu'une demi dose en guise de rappel.

Ce dosage différent ne vaut donc pas pour celui de Pfizer, qui ne contient que 30 mg d'ARN messager contre 100 pour une dose normale de Moderna dans 0,5 ml.

19h16 : Bonjour, je n'y comprends plus rien à propos de ces doses de rappel : s'il faut doubler Moderna pour conserver une bonne efficacité, pourquoi ne pas doubler Pfizer alors ???

19h13 : Le Conseil scientifique a jeté le trouble sur la campagne de rappel en proposant de doubler la dose de Moderna (100 microgrammes contre 50 actuellement), "pour induire une meilleure réponse immunologique vis-à-vis du variant Omicron". On vous explique dans cet article pourquoi les sages en blouse blanche ont émis pareil avis.



(PHILIPPE LOPEZ / AFP)

19h00 : @Marc Ce n'était pas exactement un Secret Santa ou un quiz comme les fêtes qu'on reproche à Boris Johnson, mais effectivement, un dîner de travail à l'Elysée le 16 décembre ne s'était pas déroulé dans les règles de l'art. Les gestes barrières et les distances de sécurité avaient été respectées, assurait la présidence à l'époque.

18h56 : Il n'y avait pas eu une histoire de dîner de travail de la majorité avec Macron?

18h52 : @Ch'timi 59 Votre remarque vaut surtout si vous êtes un sujet de Sa Gracieuse Majesté, car outre-Manche, les révélations s'enchaînent sur les fêtes de fin 2020 de Boris Johnson dans l'enceinte du 10 Downing Street... alors que les rassemblements étaient interdits. Nous revenons longuement sur ce "PartyGate" dans cet article.

En France, l'an passé, aucun membre du gouvernement n'avait été pris la main dans le pot de confiture, ni même dans un de ces fameux dîners clandestins qui avaient défrayé la chronique.

18h49 : Dites moi Pierre les recommandations pour les fêtes de famille c’est pour les citoyens lambdas évidemment pas pour nos élites …..

18h24 : Et pendant ce temps, outre-Manche, le Royaume-Uni a enregistré un record de 78 610 nouveaux cas de contamination au Covid-19 aujourd'hui, signale la BBC. Le précédent record - un peu plus de 68 000 cas - datait de janvier dernier, alors que le pays était confiné.

18h27 : L'Elysée confirme la tenue d'un conseil de défense sanitaire vendredi après-midi. Il pourrait déboucher sur de nouvelles mesures pour accélérer la campagne vaccinale, renforcer des contrôles aux frontières et mettre en place des recommandations pour les fêtes de famille.

18h05 : On rembobine l'actualité de l'après-midi :

• Les départs en vacances s'annoncent agités dans le Sud-Est. Seul un TGV sur deux circulera sur cet axe, vendredi, en raison d'un mouvement de grève, annonce la direction.

• Un conseil de défense sanitaire aura lieu, vendredi, pour examiner d'éventuelles "mesures complémentaires" face notamment au variant Omicron, a annoncé Olivier Véran.

• Le Conseil a rejeté le recours contre le nouveau calcul de l'allocation chômage, entré en vigueur le 1er octobre et contesté par les syndicats. "Le contentieux est clos", déplore la CGT.

• Un an jour pour jour après la disparition de Delphine Jubillar, la nouvelle compagne de Cédric Jubillar a été placée en garde à vue pour "complicité de recel de cadavre".

17h15 : Une source gouvernementale confirme à franceinfo qu'un nouveau conseil de défense sanitaire se tiendra, après-demain, à l'Elysée.

16h41 : @at : Le prochain conseil de défense sanitaire aura lieu "vraisemblablement vendredi", a fait savoir Olivier Véran (et ce "vraisemblablement" m'avait échappé, je m'empresse donc de le préciser dans le message où j'en faisais mention). Merci pour votre vigilance.

16h41 : "probablement" a dit Olivier Véran donc pas sûr pour vendredi

16h30 : "Dans la situation actuelle, la vaccination seule ne nous permettra pas d'empêcher l'impact du variant Omicron, car il n'y a pas le temps pour combler les déficits de vaccination toujours existants."

L'ECDC juge "urgent" de lancer une "action forte" face à Omicron en Europe, sans se contenter d'intensifier la vaccination.

16h25 : Relevant à "très élevée" son évaluation des risques du variant Omicron, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies recommande notamment le retour au télétravail et une prudence accrue lors des célébrations et voyages de fin d'année.

16h24 : L'agence européenne chargée des épidémies appelle à une "réintroduction rapide et à un renforcement" des restrictions en vigueur sur le continent pour faire face à la progression rapide du variant Omicron.

16h18 : Pour inciter les détenteurs de faux pass sanitaires à "se mettre en règle", Olivier Véran dit plancher avec le ministère de la Justice à "un système de repentis" pour leur éviter toute poursuite judiciaire. "L'urgence est sanitaire", juge-t-il.

16h12 : La situation actuelle en France et "la menace d'Omicron" nécessitent, "en anticipation", de "prendre des mesures pour empêcher la diffusion" du nouveau variant, insiste le ministre.

16h08 : "Les prochains jours et les prochaines semaines seront déterminantes."


Si le nombre de contaminations ne recule pas, ce "plateau élevé" mettra les hôpitaux sous tension "même au-delà des fêtes de fin d'année", prévient Olivier Véran. Cela "pourrait nécessiter, par anticipation, de prendre des mesures pour accélérer le freinage du virus".

16h46 : Un nouveau conseil de défense sanitaire aura lieu "vraisemblablement vendredi" pour examiner d'éventuelles "mesures complémentaires", annonce le ministre de la Santé

16h01 : Selon Olivier Véran, les patients non vaccinés admis en réanimation s'opposent parfois aux soins, car "ils n'ont pas confiance en le médecin". Certains nient souffrir du Covid-19 et continuent d'estimer qu'ils ont "fait le bon choix" en ne se faisant pas vacciner.

15h56 : Confirmant "une forme de pic" épidémique, le ministre de la Santé souligne que l'accélération du nombre de cas chaque semaine, qui était de 60% à la fin du mois dernier, a "presque" cessé. "Ca stagne, mais ça ne baisse pas", résume-t-il.

15h49 : "La cinquième vague est probablement la plus forte que nous ayons connue depuis le début de la pandémie."

Devant les députés, le ministre évoque une "vague longue", qui "frappe tout le pays sans distinction", avec le "taux d'incidence le plus élevé" jamais atteint, dépassant 500 cas pour 100 000 habitants.

15h44 : En ce jour d'ouverture de la vaccination aux enfants souffrant de comorbidités ou vivant avec une personne immunodéprimée, 20 000 mineurs de moins de 12 ans ont déjà reçu une injection, annonce Olivier Véran.

15h41 : Quand les premiers pass sanitaires seront-ils désactivés faute de dose de rappel ? "Nous avons fixé une règle de tolérance, avec une application progressive", glisse le ministre de la Santé, sans plus de détails.