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La meneuse de revue du Moulin Rouge, Claudine Van Den Bergh Cooke, quitte la danse pour devenir avocate

Cela faisait onze ans que l’artiste Irlandaise menait la revue du célèbre cabaret à Montmartre, onze années pendant lesquelles, en parallèle de la scène, elle a étudié le droit. Elle vient de décrocher son master et va totalement changer de vie pour être avocate.
Article rédigé par Marion Lagardère
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La troupe du Moulin Rouge à Paris sur scène, le 8 septembre 2021. (AFP)

À 31 ans, la danseuse principale du Moulin Rouge, l’Irlandaise Claudine Van Den Bergh Cooke quitte la scène, ses costumes de strass, plumes et paillettes pour changer totalement de vie. Elle ne part pas diriger la revue d’un autre cabaret, ni elle ne reste dans l’univers de la danse, elle part pour passer de la barre de danse à la barre des tribunaux et devenir avocate, spécialiste en droit des entreprises. Un revirement de carrière complet qui s’est fait progressivement, en parallèle de son quotidien intense de danseuse. 

Claudine Van Den Bergh Cooke a toujours dansé. Fille d’une professeure de ballet classique à Dublin en Irlande, elle a appris ses premiers mouvements à deux ans, fait ses premiers spectacles très rapidement derrière, puis découvert de nouvelles chorégraphies, des styles, des rythmes, moderne, jazz, ballet. Adolescente, elle décide d’en faire son métier, et quitte l’école à 15 ans pour suivre une formation en danse professionnelle à Londres. Ä la sortie, elle postule pour intégrer l’institution historique parisienne, le Moulin Rouge qui la rappelle un mois plus tard et l’accueille dans sa troupe. 

Changement de robe

Pendant onze ans, Claudine Van Den Bergh Cooke va mener la revue, ouvrir les représentations en tenant le rôle de la Goulue, danseuse emblématique du cabaret et muse du peintre Toulouse-Lautrec, et terminer avec le traditionnel cancan, huit minutes acrobatiques, très toniques, ponctuées de multiples sauts, de roues et autres levés de pied en l’air. Elle a fait ça six jours par semaine depuis 2012, des années au cours desquelles est née une curiosité pour le droit. 

La danseuse a d’abord suivi un module d’introduction au droit, puis un deuxième, elle s’est inscrite à l’université, et de fil en aiguille vient de décrocher son premier diplôme. Elle dit que la danse et le droit, c’est la même chose, que les deux demandent discipline, rigueur, travail. Le 18 juin, elle a donc porté ses derniers costumes, mené sa dernière revue, et à la fin, sous une pluie de bouquets de fleurs, de mercis, de bravos, elle a versé une larme d’émotion. "J’espère, confie-t-elle à la BBC, que ma nouvelle carrière sera aussi stimulante que celle que je termine, parce que cette carrière-là [de danseuse au Moulin Rouge] a été absolument magnifique"

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