Jeunes diplômés : la recherche d'un premier poste inclut désormais éthique, recherche de sens et respect de l'environnement

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Dans quelles entreprises les jeunes diplômés ont-ils envie d'aller travailler ? Les grands groupes ont toujours la cote, mais une préoccupation monte : ne pas travailler dans des sociétés qui nuisent à la planète.

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Radio France
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Un jeune diplômé signe un ciontrat d'embauche. (ERIC AUDRAS
 / MAXPPP)

Plusieurs classements publiés coup sur coup viennent de mettre en lumière les entreprises dans lesquelles les jeunes des grandes écoles et des universités se verraient bien travailler. Dans le classement établi pour L'Étudiant, sans surprise, les grands groupes ont la cote. Les ingénieurs lorgnent du côté de Thalès, d'Airbus et du CNRS. Les éléves des écoles d'ingénieurs se voient bien intégrer Danone, entreprise à mission, LVMH et L'Oréal. Quant aux jeunes sortis de l'université, c'est vers Google, Décathlon et Apple qu'ils regardent.

Les grands groupes dominent, mais c'est parce qu'ils sont les plus à même de changer les choses, d'après les étudiants interrogés. Avoir un travail en phase avec ses valeurs arrive en effet dans les trois premiers critères de choix des jeunes diplômés. La rémunération, elle, n'arrive qu'en onzième position. Et un critère vient d'apparaître, c'est celui de l'éthique. 17% des étudiants interrogés dans une récente étude disent qu'ils ne veulent pas compromettre leur éthique dans leur entreprise d'adoption. La moitié des étudiants issus des grandes écoles et des universités disent que la crise a fait évoluer leurs critères de choix d'un futur employeur. La quête de sens et d'impact sur la société est désormais devenue prioritaire.

Des mouvements étudiants organisés sur cette recherche de sens

Le plus marquant est le Manifeste pour un réveil écologique. Né en 2018, il se demandait à quoi cela rime de se déplacer à vélo quand on travaille pour une entreprise dont l'activité contribue à l'accélération du changement climatique ou à l'épuisement des ressources. Le Manifeste pour un réveil écologique a fait des dizaines de milliers d'adeptes et organise désormais des rencontres avec la moitié des comités de direction du CAC40. Il intervient dans des conseils d'administration et il a même incité les plus grandes écoles à intégrer la transition écologique dans leurs programmes.

Les entreprises reçoivent-elles le message ? Certaines d'entres elles oui. Le patron de Total, Patrick Pouyanné, déclarait par exemple récemment à l'AFP que sa plus grande peur était la capacité de son groupe à attirer les talents. La plupart des ingénieurs qui rejoignent Total veulent travailler dans les énergies renouvelables, disait-il. Travailler dans des grands groupes, donc, mais pas pour y faire n'importe quoi.

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