Accompagnement des salariés jusqu'à la retraite : les entreprises peuvent mieux faire

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Selon un sondage du cabinet de conseil Mercer, la majorité des entreprises s'inquiète de la fin de carrière de leurs salariés les plus âgés. Il existe pourtant des dispositifs.

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Radio France
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Départ à la retraite dans une entreprise. (Illustration) (MARKO GEBER / DIGITAL VISION / GETTY IMAGES)

Plus d'une entreprise sur deux, 52% de celles interrogées par le cabinet de conseil Mercer, disent avoir des problèmes liés à la pyramide des âges, notamment concernant l'anticipation du départ à la retraite de leurs salariés. Il faut savoir que rien n'oblige un employé à prévenir son employeur de son départ. Comme pour une démission, il y a juste un ou trois mois de préavis, selon que l'on est ouvrier ou cadre. Et, avant 70 ans, un employeur ne peut pas forcer un salarié à partir en retraite.

Selon Marina Rouxel, responsable transition emploi-retraite cher Mercer, anticiper les départs à la retraite est un vrai casse-tête pour les sociétés, qui sont souvent prises au dépourvu.

>> Réforme des retraites : "report progressif" de l'âge légal de départ, fin des régimes spéciaux... Les pistes présentées par Elisabeth Borne

Pour préparer la fin de carrière de ses salariés, il est possible d'organiser des sessions d'information pour expliquer le fonctionnement de la retraite. Les seniors sont, en général, mal informés : 74% connaissent la notion de taux plein, 45% seulement l’existence de la surcote et 39%, la décote. Mercer conseille de faire, pour ses salariés, un bilan de retraite individuel, qui va permettre d’avoir de la visibilité sur date de départ de la personne. 

Partir plus tôt

Pour une entreprise qui veut également réduire sa masse salariale, il y a la possibilité d’augmenter l’indemnité de départ en retraite. Le minimum légal est de deux mois de salaire, certaines conventions collectives montent à sept mois. D’après l'étude du cabinet Mercer, seules 22% des entreprises mettent la main à la poche pour inciter les salariés à partir plus tôt. Elles peuvent le faire aussi en compensant les 10% de malus qui s’appliquent pendant trois ans quand on part à 62 ans.

Mouvement repéré par l'étude : depuis la crise sanitaire, les seniors veulent partir plus tôt possible, dans les meilleures conditions de santé possible. Et ce, quelle que soit leur catégorie socio-professionnelle.

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