Pouvoir d'achat, chasseurs, rassemblement de la gauche... le "8h30 franceinfo" de Fabien Roussel

écouter (26min)

Le secrétaire national du PCF et candidat à la présidentielle était l'invité du "8h30 franceinfo" lundi 18 octobre. 

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti Communiste et candidat à l'élection présidentielle, était l'invité du "8h30 franceinfo" lundi 18 octobre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le secrétaire national du Parti communiste et candidat à la présidentielle Fabien Roussel était l'invité du "8h30 franceinfo" lundi 18 octobre. Pouvoir d'achat, chasseurs, rassemblement de la gauche... il répond aux questions de Marc Fauvelle et Salhia Brakhlia.

Pouvoir d'achat : "J'appelle à la mobilisation devant les préfectures""Il faut que les Français se mobilisent dès maintenant", contre la hausse du coût de la vie, a déclaré Fabien Roussel. "J'appelle à la mobilisation devant les préfectures, pour demander aux préfets et aux sous-préfets, partout, qu'ils remontent auprès du gouvernement la colère des Français, leurs attentes à ce que les factures baissent et à ce que les salaires et les pensions augmentent", a-t-il ajouté, appelant à la mobilisation "à partir de ce week-end".

"Le deuxième rendez-vous que je donne, c'est le dimanche 21 novembre, place Stalingrad à Paris", a-t-il indiqué. "Nous organiserons un grand rassemblement sur le thème du pouvoir d'achat, de l'emploi, des salaires et des retraites. Soyons des milliers à manifester et à exiger des mesures tout de suite pour retrouver du pouvoir d'achat et dire que la vie chère, c'est terminé", a-t-il lancé.

Chasse : "Marre des intellectuels condescendants"

Interrogé à propos des chasses traditionnelles, le député du Nord a expliqué : "J'en ai un peu marre de ces intellectuels condescendants qui n'arrêtent pas de nous donner des leçons sur nos pratiques, sur nos manières de faire, qui nous disent ce qu'il faut manger et comment il faut conduire". 

Huit arrêtés sont parus vendredi au Journal officiel, autorisant ces chasses par piégeage, en dépit d'une décision du Conseil d'Etat qui les jugeait illégales. Ces arrêtés ont été immédiatement attaqués par des associations de défense de la cause animale.

Présidentielle : augmenter les salaires des "métiers essentiels, sous-payés"

"Un trader, ça ne sert à rien. Une infirmière, ça sert à quelque chose", a déclaré Fabien Roussel pour défendre sa proposition d'indexer l'augmentation des salaires selon l'utilité sociale des emplois.

Il souhaite que les organisations syndicales et le patronat "discutent ensemble des métiers essentiels, et décident de revaloriser l'ensemble de ces métiers, par branche", par un système de coefficient multiplicateur de leur salaire horaire. Il vise une multiplication par 1,5 voire 2 du salaire de ces professions.

Présidentielle : "Les Français aiment bien avoir le choix"

Jeudi, sur franceinfo, le député La France insoumise Alexis Corbière a appelé Fabien Roussel, avec "Arnaud [Montebourg] et les autres" à se ranger derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour "éviter ce deuxième tour mortifère qu'on nous annonce". Pour le candidat communiste, il y a "des différences à gauche qui sont importantes, et les Français aiment bien avoir le choix".

"Il y a un mois, on me disait 'au second tour, ce sera Le Pen-Macron, mon dieu, quelle horreur'. Aujourd'hui vous me direz c'est une autre horreur mais ça a déjà changé", a ajouté Fabien Roussel, en référence à plusieurs sondages Harris Interactive qui donnent Éric Zemmour au second tour, face au président sortant. Selon lui, "les Français n'aiment pas qu'on leur dise ce qu'il faut voter, et surtout pas en fonction des sondages". "Ils aiment bien créer l'événement, donc laissons les créer l'événement", a-t-il renchéri.

"Je ferai tout pour que la gauche soit présente au second tour de cette élection présidentielle et que l'on offre un avenir aux Français. Je propose un pacte et des jours heureux pour la France et je souhaite qu'on se rassemble autour de ça. Et donc ce qui compte, ce n'est pas les personnes, ce sont les idées que l'on va mettre en oeuvre et c'est pour ces idées que je me bats", a-t-il conclu.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.