Vidéo Présidentielle : Fabien Roussel rejette l'appel à se ranger derrière Jean-Luc Mélenchon et défend ses "différences avec LFI"

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Le candidat communiste assure toutefois qu'il "fera tout pour que la gauche soit présente au second tour".

"On a des différences à gauche qui sont importantes, et les Français aiment bien avoir le choix", a déclaré le candidat du Parti communiste français (PCF) à la présidentielle, Fabien Roussel, lundi 18 octobre sur franceinfo. Jeudi, sur franceinfo, le député La France insoumise Alexis Corbière l'a appelé, avec "Arnaud [Montebourg] et les autres" à se ranger derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour "éviter ce deuxième tour mortifère qu'on nous annonce".

"Il y a un mois, on me disait 'au second tour ce sera Le Pen-Macron, mon dieu, quelle horreur'", a poursuivi Fabien Roussel. "Aujourd'hui, vous me direz 'c'est une autre horreur', mais ça a déjà changé", a-t-il estimé, en référence à plusieurs sondages Harris Interactive qui donnent Éric Zemmour au second tour, face au président sortant. Selon lui, "les Français n'aiment pas qu'on leur dise ce qu'il faut voter, et surtout pas en fonction des sondages". "Ils aiment bien créer l'événement, donc laissons les créer l'événement", a-t-il renchéri.

"Ce qui compte, ce sont les idées"

"J'ai des différences avec La France insoumise", a martelé celui qui est aussi le secrétaire national du PCF, citant "l'énergie" et "le nucléaire". Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, "ne dit pas comment on va faire baisser la facture d'électricité en supprimant les centrales nucléaires". "Moi, je ne traite pas les policiers de factieux", a-t-il lancé. En mai, le député des Bouches-du-Rhône a qualifié de "manifestation à caractère ostensiblement factieux" un rassemblement de policiers à l'appel de syndicats devant l'Assemblée nationale.

"Je propose un pacte et des jours heureux pour la France et je souhaite qu'on se rassemble autour de ça", a insisté Fabien Roussel. "Ce qui compte, ce ne sont pas les personnes, ce sont les idées que l'on va mettre en œuvre et c'est pour ces idées-là que je me bats", a-t-il ajouté, assurant qu'il "fera tout pour que la gauche soit présente au second tour de cette élection présidentielle".

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