Covid-19 : variant Omicron, 5e vague, vaccination des enfants... Le "8h30 franceinfo" d'Olivier Véran

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Le ministre de la Santé était l'invité du "8h30 franceinfo", vendredi 3 décembre 2021.

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Olivier Véran, ministre de la Santé était l'invité du "8h30 franceinfo", vendredi 3 décembre 2021. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé était l'invité du "8h30 franceinfo", vendredi 3 décembre 2021. Variant Omicron, 5e vague, vaccination des enfants, nombre de soignants formés... Il répond aux questions de Lorrain Sénéchal et Neila Latrous. 

Variant Omicron : pas de "gravité excessive par rapport au variant Delta"

"Les premiers signaux qui nous viennent d'Afrique australe ne semblent pas montrer une gravité excessive des cas par rapport au variant Delta", déclare Olivier Véran, concernant le variant Omicron dont "9 cas ont été confirmés dans au moins cinq régions différentes" en France. Selon lui, ce nouveau variant "est manifestement au moins aussi contagieux que le Delta", même si "on ignore encore les conséquences sanitaires".

"Notre action vise à protéger les Français de tous les variants, l'urgence c'est la 5e vague, c'est le variant Delta qui est très contagieux et dont on connait la capacité de nuisance, mais l'urgence c'est aussi de freiner la diffusion du variant Omicron", indique le ministre de la Santé. Un variant qui "circule probablement depuis plusieurs semaines".

5e vague : un pic attendu "fin janvier"

"En France, actuellement, c'est un patient qui est admis en réanimation toutes les dix minutes, jour et nuit", indique Olivier Véran. "La 5e vague liée au variant Delta monte vite, on est bien au-delà de la 4e vague et on est même en train de rejoindre le pic de la 3e vague", poursuit-il, évaluant le pic de cette 5e vague d'ici "à la fin du mois de janvier", "si rien ne change"
 
Se basant sur les prévisions de l'Institut Pasteur, le ministre de la Santé estime que "nous pourrions être à 3 000 patients Covid en réanimation d'ici à une dizaine de jours". "Cela suppose une charge sanitaire importante pour nos hôpitaux, avec des premiers plans blancs et des premières déprogrammations", a-t-il poursuivi. "Mais ce que nous disent aussi les modèles de l'Institut Pasteur, c'est qu'il y a deux paramètres fondamentaux qui peuvent changer profondément cette donne", nuance Olivier Véran, en référence à la vaccination de rappel et aux gestes barrières.

"La vaccination sans doute ouverte" aux enfants les plus fragiles fin décembre

Concernant la vaccination des enfants fragiles, "qui souffrent de comorbidités", Olivier Véran indique que "nous pourrions l'ouvrir entre mi-décembre et fin décembre", à compter de la réception des doses de vaccin Pfizer adaptées aux enfants. "La vaccination leur sera sans doute ouverte, la décision n'a pas été formellement prise mais il n'y a pas de raison de ne pas le faire", ajoute-t-il.

"Pour les enfants de 5 à 11 ans, qui ne sont pas à risque de formes graves, la Haute autorité de Santé ne s'est pas encore prononcé, elle a besoin d'un peu plus de temps pour nous dire si le vaccin est parfaitement sûr et efficace", précise Olivier Véran selon qui tout dépendra de "si la balance bénéfices-risques est positive". Si c'est le cas, la vaccination sera ouverte à tous les enfants de 5 à 11 ans, "probablement au début du mois de janvier, de façon progressive et facultative".

Pécresse "plutôt responsable" du déficit de soignants formés

Valérie Pécresse promet, si elle est élue, de véritablement supprimer le numerus clausus en études de médecine, pour former davantage de soignants. "Elle est plutôt responsable de la cause qu'elle dénonce aujourd'hui", réplique Olivier Véran. "Quand elle était ministre en charge des Universités, entre 2007 et 2011, elle avait la main sur le numerus clausus, et elle n'y a pas touché", critique l'actuel ministre de la Santé.

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