VIDEO. Et si on fusionnait Haute et Basse-Normandie ?

François Hollande s'est prononcé implicitement pour une réduction du nombre des régions, ce qui implique fusions et restructurations. Un exemple est souvent cité : celui de la Normandie.

LILYA MELKONIAN ET DANIEL LEVY - FRANCE 2

François Hollande a créé la surprise, mardi 14 janvier, lors de sa conférence de presse présidentielle, en se prononçant implicitement pour une réduction du nombre des régions, ce qui implique fusions et restructurations. Or jusqu'ici seule la droite y était favorable. Parmi les 22 régions métropolitaines et quatre ultra-marines, un exemple est souvent cité : celui de la Normandie. Que pensent les Normands d'une fusion de leur Basse et Haute-Normandie ? France 2 leur a demandé leur avis, mercredi 5 janvier.

Quant à leurs dirigeants politiques, voici ce qu'ils en pensent. A la tête de la Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol (PS) dit n'avoir "pas de tabou" mais résume ainsi sa position : "Oui aux coopérations utiles" autour des "projets concrets en cours, non aux spéculations administratives". Président de la Basse-Normandie, Laurent Beauvais (PS) "ne va pas se lancer tête baissée dans l'affaire". "Ne faisons pas des coquilles vides avec les grandes régions, donnons-leur des compétences et des moyens propres. Aujourd'hui, on n'a pas de ressources fiscales, on est des nains comparés aux Laender allemands", rappelle-t-il.

"Si, demain, les élus de Normandie (...) décident de fusionner la Haute et la Basse Normandie, nous aurons des économies de fonctionnement et une région, la Normandie, qui pèsera davantage dans l'Union européenne", relève le ministre du Budget Bernard Cazeneuve, par ailleurs ancien maire PS de Cherbourg (Manche).

Un panneau de signalisation indique la direction de la ville de Camembert (Orne), le 11 avril 2013 à Vimoutiers (Orne).
Un panneau de signalisation indique la direction de la ville de Camembert (Orne), le 11 avril 2013 à Vimoutiers (Orne). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)