Primaire de la gauche : le duel Hamon-Valls risque de "laisser des marques"

Selon Barbara Pompili, secrétaire d'État chargée de la Biodiversité et soutien de François de Rugy, la confrontation au deuxième tour de la primaire de Benoît Hamon et de Manuel Valls peut être néfaste pour la gauche. 

Benoît Hamon (à gauche) et Manuel Valls s\'affrontent lors du deuxième tour de la primaire de la gauche.
Benoît Hamon (à gauche) et Manuel Valls s'affrontent lors du deuxième tour de la primaire de la gauche. (JOEL SAGET / AFP)

"J’ai trouvé Manuel Valls assez dur, mais il était sans doute sous le coup des résultats", a déclaré dimanche 22 janvier sur franceinfo Barbara Pompili, secrétaire d’État chargée de la Biodiversité et soutien de François de Rugy. Arrivé en deuxième position, Manuel Valls s'est montré offensif à l'égard de Benoît Hamon, arrivé en tête du premier tour. La députée de la Somme a estimé que le duel Hamon-Valls au second tour s’annonce "difficile" et qu’il risque de "laisser des marques".

De Rugy veut rencontrer les deux candidats 

François de Rugy a annoncé qu’il va proposer aux deux finalistes de les rencontrer dès lundi. "Il a des convergences avec eux sur des aspects différents, a expliqué Barbara Pompili. Il va demander des précisions sur le financement du revenu universel à Benoît Hamon et sur la transition énergétique à Manuel Valls."

La députée écologiste a appelé au "rassemblement des progressistes" pour le second tour de la primaire de la gauche. "Les gangs des partis doivent être cassés", a martelé Barbara Pompili.

Il faut que les candidats arrêtent de regarder ce qui les divise, mais ce qui les rassembleBarbara Pompili, secrétaire d'État chargée de la Biodiversitésur franceinfo

Selon elle, le dialogue doit se faire au-delà des candidats de la primaire. "Il va falloir discuter avec Emmanuel Macron, a lancé Barbara Pompili. Avec Jean-Luc Mélenchon, ça va être compliqué. Le gagnant de cette primaire aura une responsabilité et si on ne réussit pas le rassemblement, les jeux sont faits."

"C'est un duel qui risque d'être difficile et de laisser des marques", Barbara Pompili, secrétaire d'État chargée de la Biodiversité.
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