La primaire populaire ne fait plus rêver les militants du Parti socialiste : "À 80 jours des élections, c'est ridicule"

Alors que les inscriptions pour voter se clôturent dimanche 23 janvier, l'initiative citoyenne pour une candidature commune à gauche à la présidentielle suscite de l'amertume dans les rangs des militants du PS. 

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Radio France
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Meeting de la candidate du parti socialiste Anne Hidalgo, à Aubervilliers, à côté de Paris.  (CÉDRIC BUFKENS / MAXPPP)

Il y a quelques semaines encore, la Primaire populaire, une initiative citoyenne qui plaide pour une candidature commune à gauche à la présidentiellegénérait espoir ou interrogation, désormais, c’est l’amertume qui domine. "À 80 jours des élections, c'est ridicule"; "C'est un raté"; "Un gâchis", lancent des militants du parti socialiste venus assister au meeting d’Anne Hidalgo à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Alors que les inscriptions pour voter se clôturent dimanche 23 janvier, à minuit, aucun des candidats à l'élection présidentielle n’en reconnaîtra les résultats, à l’exception de Christiane Taubira"Faire une primaire populaire alors que les candidats ne candidatent pas, ça fausse la démocratie et ça fausse la représentativité de chacun", affirme une électrice du PS.

"Une coquille vide" 

"Le principe de primaire populaire est facteur de cohésion sur le principe mais s'il n'y a pas de participants et que personne ne se rassemble derrière un candidat ça marque plutôt des divisions", regrette un jeune participant au meeting d'Anne Hidalgo.

Et le jugement est sans appel quelles que soient les générations : "C'est trop tard !", affirme Michel, adhérent au parti socialiste depuis 1974. Le militant a soutenu et s'est inscrit à cette primaire citoyenne. Mais il n'y croit plus.

"Il faudrait qu'il y ait un débat national pour que ça ait vraiment un impact, comme on a pu faire au parti socialiste du temps de Manuel Valls, Benoît Hamon. Donc là c'est une coquille vide", avance celui qui a participé à au moins quatre campagnes présidentielles.

Les électeurs d'Anne Hidalgo pointent aussi un risque : la démobilisation des électeurs de gauche, tout l'inverse d'une dynamique de primaire. 

La primaire populaire ne fait plus rêver les militants du parti socialiste : le reportage de Yannick Falt
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